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Opération Londres pour les « Braqueuses »

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Arrivées en Pologne jeudi pour y disputer l’Euro 2011 (18 juin-3 juillet), les Bleues ont pour objectif une qualification aux JO 2012 et accessoirement de rééditer l’exploit de 2009. Plongée chez les Bleues en pleine préparation à Beauvais.

Invaincues lors de leurs huit matches de préparation, les Bleues, championnes d’Europe en titre, peuvent aborder sereinement la remise en jeu de leur couronne continentale qui débute samedi face à la Croatie. Fard à paupière, rouge à lèvre et vernis à ongles rose : Emilie Gomis (132 sélections) est l’emblème de cette équipe de France aussi glamour que déterminée. Dans la salle de musculation, « Miss Go » soulève 20 kg de fonte, avant d’enchaîner par quelques pas de danse. A l’image des Bleues, l’arrière de Villeneuve-d’Ascq entretient ses multiples facettes.
« Le surnom de ‘Braqueuses’ est parti d’un délire entre amis sur Facebook. Nous venions de gagner quelques matches au buzzer, et ce surnom nous a plu », raconte, cheveux blonds au vent, au bord de la piscine, Céline Dumerc (151 sélections). La capitaine de l’équipe de France (28 ans) aimerait certes glaner un nouveau titre, et par la même occasion remiser ce surnom au placard, mais, lucide, la meneuse de Bourges rappelle qu’aucune équipe n’a jamais été sacrée championne d’Europe deux fois de suite.

« Nous avons un titre à défendre, mais ce n’est plus la même équipe et l’objectif est différent : nous devons nous concentrer sur les JO. » Le titre de championnes d’Europe ne serait donc pas une priorité ? « La déception de ne pas participer aux JO sera toujours plus forte que celle de ne pas être championnes d’Europe », explique sa coéquipière de Bourges, Emeline N’Dongue, qui entend refermer les cicatrices laissées par la non-qualification aux Jeux de Pékin.
Pour assurer directement leur qualification pour Londres 2012, les Bleues doivent conserver leur titre. Les nations classées de 2 à 5 (ou de 2 à 6 si la Grande-Bretagne est dans le top 6) participeront au tournoi de qualification olympique (25/6-1er/7) qui délivrera les cinq dernières places pour les Jeux.

« Le travail seul ne fait pas tout »

Un objectif dans les cordes d’une équipe née sur les cendres du fiasco de l’Euro italien en 2007 où les Françaises avaient terminé 8e. La lente reconstruction a débuté lors d’un stage à l’Alpe-d’Huez. « Nous sortions d’une énorme déception, et nous avons commencé à bâtir un projet avec un objectif commun », raconte l’intérieur d’1m92. « Nous savons que le travail seul ne fait pas un bon groupe : il faut plus que cela. »

Capables de passer d’une séance de musculation fastidieuse à une séance de shoots improvisée, les Bleues parlent d’un groupe « sans hiérarchie », soudé grâce au travail du sélectionneur Pierre Vincent. « Il est parvenu à impliquer toutes les joueuses, qu’elles jouent beaucoup ou non. C’est à la fois très simple et enrichissant de travailler avec lui », poursuit Dumerc. Et si c’était le secret de leur succès ?