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Parker : « J'avais les larmes aux yeux »

Tony Parker

Tony Parker - -

Très ému après la victoire contre la Russie (79-71) et les qualifications pour la finale de l'Euro et les JO de Londres, le meneur des Bleus a vécu sa plus belle soirée avec le maillot tricolore.

Tony, la finale de l'Euro, la qualification pour les Jeux Olympiques. Quelle soirée !

Je suis trop content ! C’est dur à expliquer. J’avais les larmes aux yeux à la fin du match lorsque le buzzer a retenti. Je savais qu’on était aux JO et en finale. C’est difficile à expliquer quand cela fait 14 ans qu’on court après ça. On a perdu en 2005, en 2007. En 2009, on joue l’Espagne en quarts de finale et on perd. Cette année, j’étais tellement motivé… J’étais persuadé que c’était la nôtre. C’était difficile de retenir ses émotions. On n’a pas encore gagné mais on va aux JO direct ! C’est ce qu’on voulait. J’ai tellement hâte ! Ce sera une expérience inoubliable. On ne pourra pas dire que notre génération n’a rien fait.

Cette participation aux Jeux Olympiques vous tenait vraiment à coeur...

Oui, je suis tellement fier d’être français et de jouer en équipe en France ! On attendait beaucoup de nous. J’ai l’impression que toute la pression de la Nation vient de partir (rires). En finale, on n’aura plus rien à perdre. On peut faire un gros match dimanche contre l’Espagne et se lâcher. L’équipe de France, c’est quelque chose de spécial pour moi. Je l’aie dans mon cœur. Je voulais tellement qu’on y arrive !

Un mot sur votre famille qui est présente en Lituanie à vos côtés...

Ils sont passés par toutes ces étapes avec moi. Ils savent que l’équipe de France est très importante pour moi. Quand on a perdu en 2005 et 2007, je prenais beaucoup sur moi. Je me demandais comment progresser et comment faire progresser cette équipe. J’en parlais à ma famille. C’était plus que du basket. Ça m’affectait aussi dans ma vie. J’ai tout gagné en NBA mais je n’ai encore rien remporté avec les Bleus. Aujourd’hui, je suis fier d’être en équipe de France. J’espère faire un grand truc dimanche.

C'est une vraie émotion pour vous...

Oui, les larmes sont sorties toutes seules. C’est ça le sport ! J’ai une pensée pour Claude Bergeaud (l’ancien sélectionneur) qui était là en 2007 quand on a perdu contre les Russes. Ces défaites étaient dures. Mais elles rendent cette victoire encore plus belle. Certaines personnes disaient qu’on n’allait pas y arriver. Je suis content pour tous les passionnés de basket qui nous ont soutenus.