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Parker : « J’étais très, très énervé »

Tony Parker

Tony Parker - -

Les Bleus sont en finale de l’Euro grâce à leur succès face à l’Espagne ce vendredi (75-72).Auteur d’un match énorme, Tony Parker (32 points) a réveillé ses coéquipiers à la mi-temps. Et veut rester concentré pour aller chercher l’or.

Tony Parker, que vous inspire cette victoire face à l'Espagne ?

C’est une grosse victoire pour le basket français. C’est peut-être la plus grosse victoire de l’histoire. Mais en même temps, ce n’est pas la médaille d’or donc il faut qu’on reste concentrés. Il y a deux ans, on était tellement contents d’être en finale et d’aller aux Jeux Olympique qu’on avait mal abordé le match. C’est vrai qu’on peut être fiers mais il faut qu’on arrive à contrôler notre joie. Il faut l’oublier dès demain et se concentrer sur la finale.

Comment avez-vous vécu cette rencontre à rebondissement ?

C’est un scénario de malade ! Il ne faudra pas voir la vidéo de la mi-temps parce que j’étais vraiment très, très énervé dans le vestiaire. J’avais l’impression qu’on avait peur. En deuxième mi-temps, les coéquipiers se sont réveillés. Ce n’est pas facile contre une équipe comme l’Espagne, surtout quand ils ont 14 points d’avance et qu’on joue tellement mal. On ne met pas un tir en première mi-temps, c’est dur.

Avez-vous perdu l'espoir à la mi-temps ?

Je ne sais pas pourquoi mais j’y croyais. J’ai dit à mes coéquipiers qu’il fallait qu’on y croit parce qu’un match, c’est long. Ce scénario rend la victoire encore meilleure. Je suis tellement fier de mes coéquipiers. On a bien réagi, on a continué à y croire et on n’a rien lâché. C’est vraiment une grosse victoire d’équipe. Tout le monde a participé, on a défendu ensemble et attaqué ensemble.

Vous mettez fin à une série de 8 défaites face à l'Espagne...

J’espérais que la roue tourne. Il fallait le faire ce match parce que l’Espagne a la culture de la gagne : ils ne donnent rien. On a beau dire qu’il faut être prêt, on commence avec deux balles perdues. Ça montre qu’on a encore une marge pour progresser avec l’équipe de France. Mais je n’avais pas de complexe contre eux. Il faut apprendre face à des équipes comme ça. Et les Espagnols nous ont poussés à devenir meilleurs.

Comment abordez-vous la finale (dimanche, 21h, contre la Lituanie) ?

Il va falloir être prêts. La Lituanie, c’est un gros morceau. Accéder à deux finales de suite en championnat d’Europe, c’est beau. Mais le but ultime, c’est d’être champion d’Europe. Ça va être une guerre contre la Lituanie. Il va falloir aller la chercher, cette médaille.

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Propos recueillis par Nicolas Jamain