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Le cèdre aime l’orange

L'équipe libanaise de basket

L'équipe libanaise de basket - -

A 17 heures 30, ce dimanche en Turquie, l’équipe de France de basket tentera de faire oublier la défaite qu’elle avait subie en 2006 face au Liban. Si la balle orange peine à être populaire en France, le pays du cèdre en a fait son sport majeur.

Izmir, au bord de la mer Egée. Il est midi lorsque débarque sept jeunes hommes caractéristiques. Un L sur le tee-shirt pour le premier, un E pour le deuxième et ainsi de suite jusqu’au N final : LEBANON pour ces sept étrangers venus supporters leur équipe nationale dans ce Mondial. « Pour nous, le basket est le sport roi au pays. C’est notre 3ème Mondial et contre la France, ce sera vraiment du 50/50 même s’ils voudront se venger d’il y a 4 ans », témoigne Alexandre avec le B sur le torse. Dans ce groupe de jeunes adultes, les yeux brillent d’envie de voir du basket. La joie de vivre affichée de cette jeunesse aisée de Beyrouth montre la mixité de cette bande de copains : 5 chrétiens et 1 musulman.

Il y a 4 ans, ils ne pouvaient pas se déplacer au Japon. Trop loin, trop cher, trop jeunes mais aussi trop compliqué de sortir du pays. Les tensions avec Israël étaient extrêmes et même l’équipe nationale avait failli déclarer forfait. L’avion qui devait les emmener de Jordanie aux Philippines a été la cible d’une tentative de détournement. Les bombardements annulent à l’époque une semaine de préparation. Certains joueurs sont forfaits à cause de la guerre.

4000 supporters en Turquie

Quatre ans plus tard et une victoire aussi historique que symbolique contre la France, la situation n’est plus la même autant sportivement que politiquement. Mais c’est à la fédération qu’il faut trouver les maux de la préparation libanaise « Une série de démissions nous a effectivement perturbés. C’est un contretemps négatif », déplore le coach américano-néo zélandais Tab Baldwin. Mais l’objectif est ailleurs. Au Mondial, grâce à une invitation de la Fédération Internationale, le Liban veut progresser et vise - comme la France - les JO en 2012. Certains joueurs avouent publiquement n’avoir aucun intérêt dans cette compétition. Pas les copains d’Alexandre, qui assure que le Liban s’est mobilisé avec 4000 supporters ayant fait le déplacement.

François Giuseppi à Izmir