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Diaw : « On pensait aller plus loin »

Boris Diaw

Boris Diaw - -

Le capitaine de l’équipe de France ne cachait pas sa déception à l’issue de l’élimination des siens en quarts de finale face à l’Espagne (66-59). Mais il veut toutefois retenir la nette progression des Bleus et leurs promesses pour l’avenir.

Boris, que reste-t-il à l’issue de cette défaite ?

De la déception, forcément. On pensait aller plus loin. On a fait une très belle première partie dans ces JO. Finir 2e derrière les Américains, c’était déjà une belle performance. On aurait voulu aller plus loin, jusqu’en demi-finales.

Vous avez fait jeu égal avec les Espagnols avant de vous effondrer.

On n’a surtout pas réussi à scorer sur la fin du match. On a eu des shoots ouverts, on ne les a pas mis. Ils ont aussi changé de défense, ce qui nous a gêné un petit peu. Mais ce qui nous a pénalisés, ce sont nos tirs manqués.

N’y avait-il pas un peu de fatigue, de manque de fraîcheur en fin de match ?

Peut-être oui, ce qui explique qu’on a raté nos tirs sur la fin. On a beaucoup donné pour pouvoir se qualifier aussi haut en poule. Avec la préparation compliquée qu’on a eue, on n’était peut-être pas à 100 % de nos moyens.

Cela ne vous a-t-il pas gêné que les Espagnols fassent exprès de perdre leur dernier match pour vous jouer ?

Ils font ce qu’ils veulent. Nous, on était là pour jouer un quart de finale pour essayer d’aller en demies.

Cette défaite est amère…

Forcément, parce que ce sont les JO. Perdre en quart de finale, c’est toujours difficile. Un quart, c’est ce qui fait si une compétition est réussie ou pas.

Et toujours pas de médaille olympique pour cette génération…

Ça faisait des années déjà qu’on chassait les JO, juste pour y participer. On voulait vraiment jouer quelque chose. On est vraiment déçu de ne pas avoir ramené de médaille pour la France.

Que pouvez-vous retenir de ce match, où l’équipe de France a affiché beaucoup de qualités dans le jeu ?

Le bon point sur ce match-là, c’est qu’on a progressé. On est beaucoup plus près que ce que l’on avait pu faire les années précédentes contre une grande équipe d’Espagne. On a vu de belles choses et il faut qu’on continue.

Tous ensemble ?

Oui, il y a de grandes chances.

Propos recueillis par François Giuseppi, à Londres