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EuroLeague: la France, grâce à l’Asvel, retrouve le grand monde

Invitée pour deux ans par l’EuroLeague, l’Asvel permet au basket français de retrouver l’EuroLeague après trois saisons d’absence. Un niveau tellement différent de son quotidien hexagonal, face aux meilleures équipes européennes. Ça commence ce vendredi contre l’Astroballe (20h45, sur RMC Sport 2).

Enfin. Merci Tony Parker et l’Asvel de remettre la France sur la carte européenne de l’EuroLeague (diffusée en exclusivité sur RMC Sport), après trois saisons d’absence contrainte par une absurde guéguerre entre instances et logique tant l’écart s’était creusé. Pendant 34 matchs, le club villeurbannais va retrouver ce qui se fait de mieux sur le Vieux Continent. La crème de la crème, seulement derrière la NBA l’échelle mondiale. Et l’ensemble a de quoi donner le tournis à l’Asvel, qui se présente avec le plus gros budget français de l’histoire (11,4 millions d’euros)… mais la plus petite masse salariale de l’EuroLeague (3,5 M€, contre une moyenne de 12,6 M€ la saison dernière).

En face des Villeurbannais, sur la ligne de départ, il y a pêle-mêle des écuries aux budgets XXL, gonflés par certains par le soutien des grands frères du foot (Real Madrid, FC Barcelone). Des cadors aux palmarès monstrueux (10 titres pour le Real, 8 pour le CSKA Moscou, 6 pour le Maccabi et le Panathinaikos). Des collectifs rodés avec des entraîneurs, légendes du jeu, à la réputation fantastique (Obradovic à Fenerbahçe, Messina à Milan, Itoudis au CSKA, Blatt à l’Olympiacos, Jasikevicius au Zalgiris Kaunas…). Des stars en pagaille, impossible de toutes les citer, des champions du monde espagnols (Lllul et R.Fernandez au Real), des vétérans encore décisifs (Scola à Milan, Spanoulis à l’Olympiacos, Calathes au Pana…), des arrivées de NBA (Mirotic au Barça, Monroe au Bayern, Mozgov au Khimki), des Américains de luxe (Shane Larkin à l’Efes Istanbul, Mike James et Kyle Hines au CSKA…)

Et même les meilleurs Français hors NBA (De Colo, Lauvergne et Westermann au Fener, Albicy à Saint-Pétersbourg, Beaubois à l’Efes Istanbul, Lessort au Bayern, Causeur au Real, les blessés longue durée Moerman à l’Efes, Heurtel au Barça). Dans ce domaine, l’Asvel a réussi deux jolis coups en rapatriant le scoreur Edwin Jackson et le passeur Antoine Diot. Mais le coach monténégrin Zvezdzn Mitrovic va devoir mener ses hommes à quelques miracles. "La plus faible équipe sur le papier, malheureusement, c’est l’Asvel, regrette Fred Weis, consultant RMC Sport. Les autres ne sont pas beaucoup supérieures, mais elles sont au-dessus. Mais ça peut évoluer."

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Brun: "S’ils gagnent huit matchs, j’applaudis des deux mains"

"L’Asvel est faible, mais il y a d’autres équipes aussi faibles sur le papier, positive Stephen Brun, également consultant RMC Sport. L’Alba Berlin n’est pas meilleure que les Villeurbannais. C’est mieux coaché (l’Espagnol Aito Garcia, ndlr), ça a l’habitude du très haut niveau, mais joueur par joueur, je ne vois pas l’Alba Berlin supérieure à l’Asvel. L’Etoile rouge de Belgrade, pour moi, n’est pas meilleure que les Villeurbannais. Edwin Jackson et Adreian Payne ont joué l’EuroLeague, Antoine Diot a joué au très haut niveau. Avec Valence, il n’y a pas une énorme différence non plus."

Alors que faut-il attendre de l’Asvel, championne de France en titre ? Quelques victoires, au cours d’une saison beaucoup plus chargée que les précédentes. Pas plus. "Est-ce que Villeurbanne va gagner l’EuroLeague ? Non. Est-ce que Villeurbanne va faire les play-offs ? Non. Ce qu’on va leur demander, c’est de faire péter un exploit de temps en temps à l’Astroballe, explique Stephen Brun. Attraper une équipe qui vient un peu la fleur au fusil. Ils sont aussi capables de faire des coups à l’extérieur contre des équipes qui sont à peu près similaires. L’année dernière, en EuroCup, ils ont gagné à Valence. S’ils gagnent huit matchs, j’applaudis des deux mains."

A la fin de l’hiver dernier, avec quatre matchs en moins, l’ultime place était revenue aux Turcs de Darussafaka avec cinq victoires. En comptant avec ses deux mains, l’Asvel pourrait l’éviter. Et tirer de grands enseignements pour devenir plus fort à l’avenir.

LP