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Tony Parker: "J'aurais joué jusqu'à la mort pour un titre avec les Bleus"

Invité exceptionnel du Super Moscato Show au lendemain de l'annonce de sa retraite, Tony Parker a rappelé son amour pour l'équipe de France. S'il ne devait retenir qu'un seul titre durant toute sa carrière? L'Euro 2013.

"Si je ne devais retenir qu'un seul titre? Celui avec l'équipe de France. Parce que c'était le plus dur à avoir et parce que cela a mis dix ans." Quatre fois champion NBA avec les Spurs, six fois sélectionné pour le All-Star Game, MVP des finales en 2007, Tony Parker retient d'abord les Bleus.

Invité du Super Moscato Show sur RMC ce mardi, au lendemain de l'annonce de sa retraite, l'ancien meneur a confié tout son amour pour la sélection. "Il y a eu beaucoup de hauts et de bas. Beaucoup m'ont demandé les émotions que j'avais le plus ressenties durant ma carrière. C'est cette demi-finale de l'Euro contre l'Espagne (75-72). Quand le buzzer retentit, on le voit sur mon visage. Je prends Nando De Colo et Antoine Diot... Ce sont les émotions les plus fortes de ma carrière."

La fameuse demi-finale de l'Euro 2013

Une demi-finale entrée dans l'histoire... pour un coup de gueule. A la pause, les Français sont menés de 14 points et Tony Parker adresse un discours vibrant à ses coéquipiers. Ils gagneront de trois points ce match. "J'ai parlé avec mon coeur. Il y a toute la frustration face à l'Espagne, qui nous sortait chaque année. J'avais l'impression que notre fenêtre allait se refermer, raconte-t-il. J'ai toujours dit que si je n'avais pas gagné un titre avec l'équipe de France, j'aurais pensé qu'il manquait quelque chose à ma carrière."

"Je voulais montrer aux Américains que les Français savaient jouer au basket"

Médaillée de bronze en 2005 à l'Euro, l'équipe de France aura dû patienter huit ans pour atteindre son Graal. "Le basket français n'était pas respecté. Quand je suis arrivé aux Etats-Unis, je voulais montrer aux Américains que les Français savaient jouer au basket, raconte Tony Parker. Une fois qu'on a eu cette médaille en 2005, il fallait attraper la dernière médaille. C'était le plus dur, avec une superbe génération espagnole, les Grecs aussi. Mais dans ma tête, j'aurais joué jusqu'à la mort. Je pense que je jouerais encore si on n'avait pas gagné de titre (sourire)." La mission est finalement accomplie.

A.Bo