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Euroligue : Nanterre, si proche et si loin du Top 16

Trenton Meacham, le meneur de Nanterre

Trenton Meacham, le meneur de Nanterre - -

En déplacement à Kiev ce vendredi (18h), Nanterre devra quoi qu’il en soit attendre jeudi prochain pour viser la qualification pour le Top 16 de l’Euroligue. Une attente synonyme de pression pour les champions de France ?

Joffrey Lauvergne, champion d’Europe avec les Bleus, pourrait avoir joué un mauvais tour au basket français. Auteur de 18 points ce jeudi sur le parquet du Fenerbahçe, l’intérieur tricolore a aidé le Partizan Belgrade à s’imposer en Turquie (77-79) et à rester en vie dans cette première phase de l’Euroligue. Une défaite des Serbes et la JSF Nanterre aurait pu décrocher une qualification historique pour le Top 16 dès ce vendredi en cas de victoire à Kiev (18h). Manqué... Il faudra attendre jeudi prochain et la visite de Fenerbahçe à la Halle Carpentier pour espérer fêter le premier ticket bleu-blanc-rouge pour le Top 16 depuis Pau-Orthez en 2006-2007.

Un retard qui valait bien un hashtag « tillthelastday » (jusqu’au dernier jour ») sur le compte Twitter d’Ali Traoré. Les champions de France seraient-ils en train de découvrir la pression que des matchs à enjeux sur la scène européenne peuvent engendrer ? « C’est une petite pression, reconnaît l’ailier Marc Judith. Mais je pense que c’est une pression positive. » Le coach, lui, ne s’attendait de toute façon pas à ce que la fin du combat soit une formalité. « Je suis beaucoup moins optimiste que certaines personnes, expliquait ainsi Pascal Donnadieu avant de s’envoler pour l’Ukraine. Ça resterait un exploit colossal de remporter l’un des deux derniers matchs. »

« On n'a pas de compte à rendre »

Le « rêve » du jeune Mam Jaiteh, partagé par les Nanterriens et le basket français dans son ensemble, reste donc encore à la fois accessible et précaire. Même en cas de victoire à Kiev, où un ex-NBAer fraîchement arrivé (Daequan Cook) risque de vouloir jouer les terreurs du scoring, il faudra encore battre Fenerbahçe pour ne pas devoir compter sur une défaite du Partizan à domicile contre le CSKA Moscou la semaine prochaine. Le moment promet d’être intense. « On essaie de rester les mêmes, assure Pascal Donnadieu. Je n’oublie qu’il y a trois mois, les articles disaient qu’on allait être la risée de l’Euroligue, qu’on allait faire honte au basket français. On n’a pas de compte à rendre. Et surtout pas à ceux qui pensaient qu’il fallait qu’on laisse notre place en Euroligue. » Rendez-vous à la Halle Carpentier pour l’explosion de fierté de la JSF ?

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La rédaction