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Coupe de France : Strasbourg, l’appétit vient en gagnant

Au terme d’une finale âprement disputée face au Portel (87-74) Strasbourg a mis la main ce dimanche sur sa première Coupe de France. Son deuxième titre de la saison après la Leaders Cup. En attendant le troisième, avec un sacre en Pro A dont il est le leader et l’un des grands favoris ?

Prenez Vincent Collet et ses joueurs. Affublez-les d’une moustache gauloise que n’aurait pas reniée un certain Obélix. Et puisqu’on parle du célèbre partenaire d’Astérix, poussons la comparaison encore plus loin : habillons carrément les joueurs de la SIG aux couleurs de l’imposant Gaulois. La bedaine en plus. Et un appétit d’ogre totalement revendiqué. Car il s’agit de cela, tout simplement : Strasbourg a toujours faim. Le club alsacien n’est jamais rassasié, comme son succès en finale de la Coupe de France, qui ira se poser juste à côté de la Leaders Cup remporté deux mois plus tôt, l’a prouvé ce dimanche. Et vu l’appétit monstre des Strasbourgeois, nul doute qu’il leur reste un peu de place pour un triplé national, avec un sacre en Pro A qu’il domine assez nettement.

Collet : « Obsédé par le titre »

Le Portel a tout tenté pourtant sur le parquet de la Halle Carpentier. Tout pour entraver le sacre des hommes de Vincent Collet. Les huitièmes de Pro B se sont longtemps accrochés (seulement six points de retard à la mi-temps), revenant même à une unité de la SIG à 5 minutes du terme du troisième quart-temps. Mais les bourreaux du Mans, du Havre, de Villeurbanne et de Limoges ont fini par céder. Lentement mais inexorablement, face à la montée en régime de Strasbourg, vainqueur 87-74. Grâce à ce succès, son premier dans la compétition, Strasbourg parachève une journée qui avait déjà bien commencé avec la victoire des cadets, quelques heures plus tôt, devant Bourg-en-Bresse (68-59). « Quand bien même on gagnerait dimanche, on serait encore obsédé par le titre », avait déclaré Vincent Collet avant cette finale. Des propos qui sonnent presque comme un avertissement. Oui, Strasbourg a décidément très faim.

A.D