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Jour J pour Nanterre

Johan Passave-Ducteil et Nicolas De Jong

Johan Passave-Ducteil et Nicolas De Jong - -

En cas de succès face à Strasbourg lors du quatrième match de la finale de Pro A, ce samedi à Coubertin (20h30), la JSF Nanterre peut décrocher son premier titre de champion de France. L’exploit serait colossal pour le deuxième plus petit budget du championnat de France, qui vit seulement sa deuxième saison dans l’élite.

Ils ne sont plus qu’à 40 minutes d’un improbable titre de champion de France. Huitièmes de la saison régulière, les joueurs de Nanterre enchaînent les exploits depuis le début les play-offs. En toute décontraction. Et même si le sacre leur tend les bras, pas question de se mettre de la pression avant la quatrième manche de la finale, samedi à Coubertin (20h30). L’ambiance est ainsi très détendue au sein de la formation francilienne, deuxième plus petit budget de Pro A (2,6 millions d’euros). « Nous sommes à fond dans les séries. Pour moi le statut de l’équipe n’a pas changé par rapport à Strasbourg, estime le coach Pascal Donnadieu. Nous avons un exploit à réaliser, mais je n’ai pas du tout envie de me projeter sur un éventuel titre. Je pense simplement au match 4, et s’il devait y avoir un match 5, nous l’appréhenderions de la même façon. »

Lors de l’entraînent de vendredi, Stephen Brun n’a ainsi pas hésité à chambrer son entraîneur qui s’essayait au shoot du milieu de terrain. Avec réussite. Plus sérieusement, l’intérieur international français (15 sélections) s’attend à une bataille acharnée face à Strasbourg, deuxième de la phase régulière derrière Gravelines. « Nous nous sentons bien, nous avons bien récupéré surtout. C’était notre priorité après l’intensité du match 4 (victoire 70-60, ndlr), souligne Brun. Nous sommes prêts pour le combat. Il va falloir être encore plus fort. Ça va être le match le plus dur de cette série. Strasbourg va tout donner pour essayer de ramener un match 5 à domicile. »

Brun : « Je n’ai pas envie de m’imaginer les célébrations »

Pour la première fois depuis le début de la semaine, Donnadieu a senti ses joueurs solides à l’entrainement. L’effectif est au complet et il compte bien s’appuyer sur le soutien de Coubertin, repeint en vert pour l’occasion. Preuve de la confiance ambiante, il n’y aura pas de préparation particulière pour ce match peut-être décisif. On ne touche pas au rituel. Les joueurs se donneront rendez-vous trois heures avant le coup d’envoi.

A l’image de Brun, le JSF Nanterre ne veut pas se projeter sur un titre encore utopique : « Forcément je sais bien que si nous gagnons, nous sommes champions, explique l’ancien joueur de Nancy. Je n’ai pas envie de me faire le match en avance dans la tête, de m’imaginer les célébrations. » Pascal Donnadieu tente de dédramatiser : « Ce n’est pas évident car nous sommes au maximum de nos possibilités, alors que Strasbourg a cette faculté et cette marge de pouvoir être encore meilleur que dans les matchs 2 et 3. Nous savons que c’est une équipe qui a un potentiel énorme, et nous nous attendons à ce qu’ils haussent leur niveau de jeu. J’espère que les supporters nous pousseront et nous transcenderont. » Pour franchir le dernier pas, seulement deux ans après son arrivée dans l’élite du basket français.

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