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Monclar : « Pouvoir garder nos stars en France »

« Je crois que c’était une évidence pour Tony Parker, il a refusé les offres venant de Chine ou du Barça, des grosses sommes, jusqu’à 800 000 dollars par mois. C’était son envie générale de revenir dans son club dont il est actionnaire, avec un salaire de 1500 euros par mois, qui est le salaire minimum en tant que sportif professionnel. Pour lui c’était une évidence, le clin d’œil de l’histoire c’est que son dernier match en France était Paris-Villeurbanne et là il va revenir dix ans après pour Villeurbanne-Paris en portant les autres couleurs.
C’est quelqu’un de responsable et mature et en plus dans un sens plus large, un joueur a besoin de jouer. Il a fait un break de deux semaines et même si c’est le niveau de la PRO A, ça va le remettre en jambes.
Concernant le Lock-out, ils ne sont toujours pas d’accord sur les revenus du basket. Les propriétaires voudraient un 50/50, les joueurs un peu plus et il y a un autre diffèrent sur la masse salariale disponible pour chaque franchise NBA. Il y a des conventions collectives, la NBA veut les changer car elle pense qu’il y a trop de franchises qui perdent de l’argent. Les joueurs s’y opposent, ce qui bloque le Championnat. Chose qui engendrerait une catastrophe au niveau du basket mondial.
Le basket français est plus en manque d’une locomotive, comme Montpellier au Handball, plutôt qu’une Pro A homogène pour se qualifier pour l’Euroligue. On a besoin de résultats européens. On s’est fait piller nos meilleurs joueurs, à nous de former des clubs assez solides financièrement pour pouvoir garder nos stars en France. »