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Nancy, le triomphe de Linehan

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L’Américain a offert aux Lorrains le titre de champion de France de basket grâce à un panier à trois secondes du terme de la finale ce samedi à Bercy (76-74) face à Cholet. Une équipe avec laquelle il avait été sacré l’année dernière…

Des amis. Des joueurs, un entraîneur, un staff, avec lesquels il a été sacré champion de France il y a un an. Ils s’appellent encore, jouent en réseau sur Internet. Mais quand les secondes s’égrènent sur les écrans de Bercy, quand le temps s’enfuit et qu’un titre hésite à tomber d’un côté ou de l’autre, il n’est plus question de penser au passé. Aux liens affectifs tissés au cours d’une longue carrière. Le Nancéien John Linehan, dit « le Virus » pour une qualité défensive que même Kobe Bryant a saluée, n’a pas tremblé ce samedi à trois secondes du terme de la finale du championnat de France.

C’est sa pénétration et son lay-up qui ont offert le sacre au SLUC face au tenant du titre (76-74). « Sur notre dernière possession, je priais, confie son coéquipier français Victor Samnick. J’ai dû faire dix prières en deux secondes ! On ne s’attendait pas à qu’il y aille. » Le sang-froid du meneur américain, MVP de la finale à 33 ans (9,3 points de moyenne cette saison, 15 lors de cette finale), a finalement permis à son club d’inscrire son nom au palmarès de la Pro A pour la deuxième fois de son histoire après le titre décroché en 2008, déjà au POPB.

Six joueurs à plus de 10 points

« C’est un Monsieur, explique l’intérieur nancéien Stephen Brun. Il a changé l’équipe. Il a choisi de ne pas jouer l’Euroligue avec Cholet pour venir à Nancy. Ce qu’il a fait, c’est grand. Je lui tire un grand coup de chapeau. » Jean-Luc Monschau, le coach du SLUC, et Christian Fra, le président, peuvent également le remercier. Car avec cette victoire, Nancy est assuré de disputer l’Euroligue la saison prochaine.

« Personne ne nous attendait, poursuit Brun. On a déjà déjoué les pronostics en finissant deuxième de la saison régulière. On savait qu’on pouvait aller au bout. » Avec six joueurs au-dessus de la barre des 10 points (Akin Akingbala, Victor Samnick, Willie Deane, Kenny Grant, Tremmell Darden et John Linehan), Nancy avait tout pour détrôner des Choletais emmenés par Fabien Causeur (16 points), qui avait pourtant égalisé à 27 secondes de la fin. Tout, même le froid exécuteur, au bout du suspense. Un virus très efficace.