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Nanterre, une histoire de famille

Pascal Donnadieu est un entraîneur heureux : son équipe Nanterre dispute la finale de Pro A

Pascal Donnadieu est un entraîneur heureux : son équipe Nanterre dispute la finale de Pro A - -

C’est LA sensation de la saison en Pro A. La JSF Nanterre dispute ce soir la première finale de championnat de France de son histoire face à Strasbourg (20h45). A la tête de ce petit club qui détonne : Pascal Donnadieu, entraîneur du club depuis 26 ans !

On peut dire qu’avec Nanterre, Pascal Donnadieu a tout connu : lorsqu’il se voit confier les clés du club en 1986, Nanterre est en dernière division départementale et ambitionne tout juste une place dans la plus haute division régionale. Onze accessions et aucune rétrogradation plus tard, le club rejoint l’élite en 2011. Et ce soir, le club des Hauts-de-Seine est en finale du championnat de France…

Jean Donnadieu, père de Pascal et président du club, n’en revient toujours pas. «On a su répondre aux exigences de chacun des niveaux pour gravir un échelon. Les gens disaient qu’on allait se ramasser. Et maintenant, on nous dit que l’on va être qualifié pour l’Euroligue alors je pense que les superlatifs n’existent plus. On les a tous mangés les superlatifs ! »

« Pour moi, c’est la continuité d’une vie »

L’histoire de la JSF Nanterre, c’est un peu l’histoire des Donnadieu. Pascal Donnadieu connaît bien la JSF. Avant de prendre les rênes de l’équipe sénior, il y a même joué tout jeune. « J’ai l’impression d’avoir toujours vécu au club. Tout petit à l’époque et puis mes premières années en tant qu’entraineur. Pour moi, c’est la continuité d’une vie. » Son père, Jean Donnadieu, est même à l’origine du développement du club. Il y est arrivé en 1954.

Au total, on compte 6 Donnadieu au club : Frédéric, le frère de Pascal, entraine les espoirs, les 2 petits-fils de Jean Donnadieu encadrent les équipes de jeunes, le petit dernier joue en poussin. Une histoire de famille, on vous dit…

« Le charme de Nanterre »

Stephen Brun, intérieur de Nanterre et international français, apprécie l’ambiance familiale du club, qui déteint sur tous l’effectif : «Jean, je peux l’appeler Jano. Avec Pascal, on peut rigoler dans le bus et parler d’autre chose que de Basket. C’est aussi cela qui fait le charme de Nanterre. Le président et le coach sont proches des joueurs et des bénévoles. Il n’y a pas de hiérarchie comme dans les autres clubs. »

Cette finale de Pro A est une surprise pour Nanterre. Pour preuve, son Palais des sports Maurice Thorez n’a pas été homologué et le club a trouvé refuge à Coubertin. Il faut dire que personne ne les attendait à ce niveau : avant-dernier budget du championnat, le club était censé lutter pour le maintien… Mais une finale de Coupe de France et une 8e place de saison régulière plus tard, Nanterre ose rêver à un autre destin.

Sauf que face à Strasbourg, la tâche s’annonce compliquée. Nanterre n’a jamais battu les Alsaciens lors de la saison régulière. « Ils ont tous pour être une équipe solide, confie Pascale Donnadieu, lucide. De la taille, de l’expérience, une grosse profondeur de banc. Ils ont eu un coup de moins bien pendant la saison mais ont vite repris. C’est une équipe très expérimentée. » Mais Nanterre n’est plus à un défi près…

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Apolline Bouchery, avec Nicolas Paolorsi