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Paris-Gravelines : ils doivent jouer… huit secondes !

Greg Beugnot, l'entraîneur de Paris-Levallois

Greg Beugnot, l'entraîneur de Paris-Levallois - -

La commission sportive de la Ligue nationale de basket a pris la décision de faire jouer les 8 secondes qu’il restait avant la bagarre générale entre Paris-Levallois et Gravelines samedi dernier. Et les Franciliens auront huit points d’avance.

86-78, encore sept secondes et neuf dixièmes à jouer samedi dernier entre Paris-Levallois et Gravelines. Une bagarre éclate, le match s’interrompt. Il reprendra avant le 11 janvier, avec le même score et le même temps de jeu restant ! C’est la décision qu’a prise ce vendredi la commission sportive de la Ligue nationale de basket, chargée de trouver une solution à ce problème qui ne s’était jusque-là jamais présenté en Pro A. Elle paraît improbable, avec les frais et les modalités d’organisation qui seraient demandés si les Nordistes devaient donc revenir pour 7’’9 de jeu et une défaite quasi assurée…

« Pour qu’un match soit validé, il faut qu’il soit terminé, explique Jacques Monclar, conseiller du président du Paris-Levallois et membre de la Dream Team RMC Sport. Là, évidemment, ça peut paraître rocambolesque. C’est embêtant. Mais des enquiquinements, avec ce qui est arrivé, les deux clubs risquent d’en avoir. Et en nombre… On peut, peut-être, regretter que le match ne soit pas allé à son terme une fois que le terrain aurait été nettoyé des gens qui étaient dans l’échauffourée. » L’ancien international ne sait d’ailleurs pas encore précisément comment se dérouleront ces huit secondes. 

Gravelines ne veut pas jouer

« Est-ce qu’on doit se présenter avec les effectifs au complet ? Au basket, on peut jouer avec deux joueurs, rappelle Jacques Monclar. Un pour faire la remise en jeu, l’autre pour la recevoir. On sera sans doute avisé. » A Gravelines, où le BCM accueillait Limoges ce vendredi soir en Pro A sans deux joueurs suspendus à titre conservatoire (Akpomedah et Bokolo), l’idée serait plutôt de laisser la victoire au PL, privé lui de Williams et Ewing face à Nancy pour la même raison.

« Ce qui serait bien, c’est qu’on entérine le score et que Paris ait gagné la rencontre, a assuré le président du club nordiste, Christian Devos, dans le Moscato Show sur RMC. Ça faciliterait la tâche de tout le monde. Je vais demander à la Ligue. J’espère que ça passera. Si on doit se déplacer là-bas pour que la victoire de Paris soit justifiée alors qu’elle l’est déjà… Je ne vois pas pourquoi on s’enquiquinerait. Il ne faut pas déroger aux règlements. Mais de temps en temps, il faut savoir les adapter. » Le comble, c'est que d'après Alain Béral, président de la LNB, seuls deux joueurs de Gravelines pourront participer à ces huit secondes... « S’il n’y en avait eu qu’un, ça n’aurait pas été possible parce que tout seul, tu ne peux pas remettre la balle en jeu », explique-t-il. Le ridicule a ses limites, quand même…

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La rédaction