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Parker : « J’avais déjà fait des plans pour Noël »

Tony Parker

Tony Parker - -

Avec la fin du lock-out, le meneur de jeu français doit quitter la Pro A pour retrouver dès mardi ou mercredi prochain San Antonio. C’est avec émotion qu’il a disputé son dernier match avec l’ASVEL, ce samedi, à Strasbourg.

Tony, avez-vous disputé votre dernier match avec l’ASVEL à Strasbourg ?

J’ai joué mon dernier match, oui. Après l’annonce de ce matin (hier matin, ndlr), j’ai parlé avec Pierre (Vincent, le coach, ndlr), pour savoir si j’allais jouer ou pas. Je ne voulais pas gâcher la fête à Strasbourg et décevoir le public français. J’ai décidé de jouer, même si je n’étais pas assuré. C’était la première fois de ma vie ! Ça s’est bien terminé, sur une bonne note. Je remercie toute la France, tout le basket français, l’ASVEL, mon coach. C’était vraiment une super expérience et peut-être quelque chose que je ne revivrais jamais. 

Avez-vous été surpris par cette résolution du conflit en NBA ?

C’est clair qu’on m’aurait dit il y a deux semaines, tu retournes en NBA, j’aurais été super content. Là, aujourd’hui, ça m’a fait bizarre. Je n’y croyais pas. Dans ma tête, je restais à l’ASVEL, j’étais en France pour Noël. J’avais déjà fait des plans. On coupait la dinde (rires). C’est pour ça que m’a fait bizarre. Janvier, ça m’allait aussi. Je m’étais fait une raison. Et je pensais vraiment qu’on allait reprendre en janvier.

Personnellement, vous étiez rayonnant ces dernières semaines…

On commençait vraiment à trouver un vrai rythme avec le coach. Après le match contre Valence, je lui avais dit en rigolant « dans un mois, on est dans le Top 4 de la Pro A ». Et je me voyais déjà à Bercy au All Star Game (le 29 décembre, ndlr). Je ne pensais vraiment pas que la NBA allait reprendre. J’ai fait huit matchs ici en un mois et demi et je suis déjà très content. J’ai un regret, qui me rend triste. J’aurais aimé terminer à l’Astroballe !

« Je remercie particulièrement Ronny »

Avez-vous déjà pris votre billet d’avion ?

Non (rires). On ne l’a appris que ce matin (hier matin, ndlr). Je ne sais pas encore quand je retournerai à San Antonio. Je vais voir si déjà on peut en parler avec notre équipe demain (aujourd’hui) pour connaître le programme. Apparemment, on reprend le 9 décembre pour un camp d’entraînement et les premiers matchs auront lieu le 25 décembre. Donc ça va aller très, très vite. Et il faudra que je reprenne le rythme avec le décalage horaire.

Quel moment restera comme le plus fort de cette parenthèse française ?

Le fait de jouer en France, devant mes fans, ma famille, de jouer pour Pierre (Vincent)… Toutes les raisons pour lesquelles j’ai voulu revenir. Et puis je pense que c’est le cas pour tout le monde, pour Nico (Batum), Bobo (Diaw), Ian (Mahinmi). On a tous essayé de donner au basket français et de faire « kiffer » tout le monde pendant un mois et demi. D’ailleurs, je tiens à remercier particulièrement Ronny (Turiaf). Il revenait de blessure, il n’avait pas joué depuis deux mois et demi. Et tout ce qu’il a donné pendant un mois, c’est très sympa de sa part, parce qu’il est vraiment revenu pour rien du tout. »