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Thierry Rupert, « un homme exceptionnel qui part »

Thierry Rupert

Thierry Rupert - -

Thierry Rupert, international français (35 sélections), est décédé ce dimanche. Victime de problèmes cardiaques au printemps dernier, il était dans le coma depuis le mois de juillet. Le basket français est en deuil.

Trop jeune pour son dernier envol… A 35 ans, Thierry Rupert quitte ce dimanche un basket français qui pleure un joueur unanimement apprécié. Contreur hors pair, défenseur très solide dans la raquette, passé par certains des plus grands clubs français (Limoges, Pau-Orthez, Paris, Le Mans…), l’international tricolore (35 sélections entre 2001 et 2004) est décédé ce dimanche après de graves problèmes cardiaques, au printemps dernier, une transplantation impossible et huit mois de coma. Une disparition qui touche ses amis, ses ex-coéquipiers, qui ont accompagné sa femme et sa famille depuis l’été dernier.

« C’est difficile…, confie Laurent Foirest, très ému. C’est un pote. On est anéanti. On a partagé pas mal de choses ensemble, que ce soit sur le terrain ou en dehors. » Pour l’ancien Palois, c’est avant tout un homme de grande valeur qui s’en va. « C’était quelqu’un de formidable, Thierry. C’était un joueur qui ne faisait pas de bruit, qui n’était pas flashy, mais qui était toujours présent dans les grands rendez-vous. C’était un super mec, qui avait toujours le mot pour rigoler, gentil, avec le cœur sur la main. C’était un père et un mari formidable. Il est parti, il va nous manquer. »

« Généreux, toujours attentionné »

« On dit que les joueurs professionnels sont arrogants, caractériels, poursuit Sylvain Lautié, le coach de Boulazac, qui l’a entraîné à Poissy, au tout début de sa carrière. Lui, c’était tout l’opposé. Il était généreux, centré sur les autres, toujours attentionné. C’est un homme exceptionnel qui part. » Membre de la formidable épopée du Limoges CSP en 2000, avec le triplé championnat-Coupe de France-Coupe Korac réalisé en pleine crise financière du club, Thierry Rupert a marqué chaque équipe dans laquelle il est passée. « Et il y a eu un élan solidarité égal à la valeur de l’homme, estime Sylvain Lautié. C’est quelqu’un qui a rayonné. »

Le basket français ne manquera pas, dans les prochains jours, de saluer la mémoire de Thierry Rupert. « Mais je ne suis pas sûr que Thierry aurait voulu avoir des hommages, explique l’entraîneur de Boulazac. Il aurait certainement voulu que son cas aide cette situation difficile pour les dons d’organes. Il n’était vraiment pas prétentieux, ni orgueilleux. Mais si son cas peut aider d’autres personnes, je suis sûr qu’il en serait heureux et fier. » Laurent Foirest espère que « sa famille va repartir de l’avant, en tout cas, on sera là pour les aider ». « Il était tellement gentil. Il ne pouvait avoir que des amis… »

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Monclar : « Thierry Rupert, un bon joueur et un mec bien » |||

Jacques Monclar, qui a été l’entraîneur de Thierry Rupert à Paris, est très peiné par son décès ce dimanche à 35 ans. « Je ne connais pas quelqu’un dans le basket français qui puisse dire du mal de Thierry, explique-t-il. C’était quelqu’un d’une douceur, d’une gentillesse, d’un humanisme considérables. Ses deux petits et sa femme vont devoir construire une vie sans lui mais aussi à travers lui. C’était un bon joueur et un mec bien. Un sucre. On est tous secoués. Même si on s’y attendait, c’est arrivé. On est tristes. »  

LP avec CM