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Tout bonus pour le basket français !

Tony Parker

Tony Parker - -

La NBA dans l’impasse, le basket français se frotte les mains. Tony Parker, Ronny Turiaf (ASVEL), Nicolas Batum (Nancy), Ian Mahinmi (Le Havre) et Boris Diaw (Bordeaux) vont pouvoir continuer à lui offrir leur image. En attendant Joakim Noah au Paris-Levallois ? Mais il ne faut pas s’attendre à voir débarquer en Pro A les plus grandes stars américaines.

Il y a quelques semaines, au lendemain d’un rapprochement éphémère des positions entre le syndicat des joueurs NBA et les propriétaires de franchise, le basket français avait tremblé. Il avait peur de devoir renoncer plus vite qu’il ne l’avait imaginé à la présence des étoiles françaises d’Amérique du Nord sur ses parquets. Le nouveau durcissement du lock-out, lundi, fait au contraire flotter un air de fête sur la Ligue Nationale de Basket. Car Tony Parker, Ronny Turiaf (ASVEL), Nicolas Batum (Nancy), Ian Mahinmi (Le Havre), Pape Sy (Gravelines), Alexis Ajinça (Hyères-Toulon) et Boris Diaw (Bordeaux, Pro B) ne retraverseront pas de sitôt l’Atlantique.

Ils passeront la fin de l’année en France, avec la dissolution annoncée du syndicat des joueurs de NBA et la procédure à venir devant les tribunaux. Et seront donc à Bercy le 29 décembre pour le All Star Game. « On avait rêvé à haute voix de faire le All Star Game ensemble, explique Alain Béral, le président de la LNB. On avait même pensé à l’avancer. Contre toute attente, il semblerait que le lock-out continue encore un peu. On peut imaginer qu’ils soient là jusqu’en janvier. C’est Noël avant l’heure. » Sous le sapin, du strass, des paillettes et un impact médiatique sans précédent.

« La France n’est pas prête »

Mais la vague NBA se prolongera-t-elle en 2012 ? Que le lock-out se poursuive ou non en janvier, que la saison NBA soit annulée ou non, le basket français pourrait grincer des dents. « Une fois qu’on aura eu notre super All Star Game… s’inquiète Jacques Monclar. Des joueurs pourraient partir ailleurs en Europe. Je crois que Tony et Nico resteront. Mais les autres… » Pour certains, les salaires proposés par d’autres clubs du Vieux Continent seront alors beaucoup plus attirants.

Et il sera impossible pour les clubs de Pro A de concurrencer les mastodontes d’Euroligue sur le marché des stars NBA. « On n’a pas encore une économie suffisante pour accueillir les Américains ou les étrangers de la NBA, déplore Alain Béral. Si l’Espagne, la Turquie et d’autres pays plus exotiques sont prêts, la France ne l’est pas. Elle ne pourra pas payer les vedettes. » Il faudra encore allumer la télé pour suivre Kevin Durant, approché par Valence (Espagne) et Bayreuth (Allemagne), ou Kobe Bryant et ses 25 millions de dollars par an aux Lakers…