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Batum : « Clairement pas ma meilleure saison »

Nicolas Batum

Nicolas Batum - AFP

Attendu sous le maillot de Portland après un exercice 203-14 prometteur, Nicolas Batum a déçu cette saison, à l’image de sa franchise, éliminée dès le premier tour des playoffs. Un constat que l’international français déplore, la tête déjà tournée vers l’EuroBasket qui aura lieu en France à la rentrée.

L’élimination de Portland dès le premier tour des playoffs

« Un petit déçu oui. Même beaucoup. Après ce qu’on avait vécu l’année dernière… on avait quand même construit un bon petit groupe. On bat Houston au premier tour. On perd contre les Spurs au deuxième tour. On revient cette saison en se disant : « Ok, on a appris. On a fait pas mal de choses l’année dernière. On est plus fort que l’année dernière, donc on va être plus fort cette année. Et on a pas mal de blessures. J’ai eu quelques pépins physiques, Aldridge a joué avec le pouce cassé toute l’année. Robin Lopez s’est cassé la main. Wesley Matthews, ça a été le tendon d’Achille. On n’a pas pu exploiter nos capacités comme on aurait dû le faire. Et on perd au premier tout à cause de ça. »

L’éventuel départ de LaMarcus Aldridge

« J’ai envie qu’il reste. C’est le seul joueur qui reste depuis que je suis arrivé à Portland. Je suis arrivé il y a sept ans. Je l’ai vu grandir. Quand je suis arrivé, il était tout jeune, tout frêle. Je l’ai vu devenir ce qu’il est aujourd’hui : le meilleur poste 4 de la Ligue pour moi. Techniquement, il n’a pas d’équivalent. Athlétiquement, bon, il y a Tim Duncan qui fait encore des dégâts. Mais LaMarcus est l’un des meilleurs à son poste, si ce n’est le meilleur. Le voir partir… tu ne le remplaces pas comme ça. Aldridge à San Antonio ? Je préfère ne pas y penser. »

Memphis candidat au titre NBA

« Ils ont les capacités pour aller en finale. Ils ont l’équipe la plus complète à l’Ouest. Même sur le banc, il y a des joueurs qui sont vraiment sous-estimés. On ne parle pas beaucoup de Beno Udrih par exemple. Tony Allen et Mike Conley sont les deux joueurs les plus sous-estimés de la Ligue pour moi. Les deux gros intérieurs sont difficiles à stopper. Et puis il y a le fantôme Courtney Lee qui tourne à 16-17 points par match, 70 % aux tirs et dont personne ne parle. C’est un assassin. Ils sont très bien coachés, dans un environnement hostile parce que ce n’est pas évident de jouer à Memphis. Ils ont tout pour aller loin. »

Sa saison

« Très moyenne. Ce n’était clairement pas ma meilleure saison. C’est décevant mais je n’ai pas été au top de ma forme. Ça a été une première partie de saison très compliquée pour moi. J’étais un peu mieux en deuxième. C’est une saison où je vais apprendre. J’ai beaucoup le ballon en main, mais beaucoup dans l’installation du jeu. Parfois, je jouais même meneur et parfois je remontais la balle. Je m’y retrouve ? Oui. J’aime ça. C’est un style de jeu qui me plait, qui me convient. Mais je peux être plus agressif. Il faudrait que je me rapproche du 15-5-5 (15 pts, 5 rebonds, 5 passes). »

« L’Euro en France, ça n’arrive qu’une fois dans une vie »

Son avenir

« Il me reste un an. Je suis agent libre en 2016. Après, s’il se passe quelque chose, il se passe quelque chose. On verra. On commence à connaître la NBA. Il peut tout se passer. En un claquement de doigts, tu peux te retrouver à l’autre bout des Etats-Unis. »

L’Euro, le rendez-vous le plus important de sa carrière

« C’est peut-être l’une des plus grandes échéances de ma carrière. C’est extraordinaire de jouer un championnat d’Europe à domicile, en étant champion en titre, pour une qualification pour les Jeux Olympiques. Ça n’arrive qu’une fois dans une vie, dans une carrière, dans un engouement basket qui grandit année après année en France, dans un stade de 27 000 personnes. C’est un moment assez unique dans une vie, dans une carrière. Ça a été le principal sujet de conservation quand on se voyait avec Boris et Tony. On va être la tête à abattre. »

la rédaction