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Finales NBA : trois petites histoires pour la grande histoire

Le tir de l'égalisation de Ray Allen

Le tir de l'égalisation de Ray Allen - -

Un titre NBA se joue à quelques détails. Pour les Spurs, mardi soir, trois faits de match semblent avoir eu une influence sur le sort de la rencontre. Il est question d’un bandeau perdu, d’une fête anticipée et de choix malheureux.

Un bandeau qui disparaît

Un shoot trop court de Mario Chalmers qui se transforme en alley-oop pour LeBron James. Et qui change peut-être le destin du Heat. Il reste 9 minutes à jouer dans ce quatrième quart temps et LeBron James perd son bandeau sur cette action. Cela paraît anecdotique, mais ça ne l’est pas tant que ça. Car le « King », qui éprouvait beaucoup de difficultés jusque-là, va marquer 14 points par la suite. « Je ne l’ai pas vu jouer sans son bandeau depuis si longtemps, quand il était rookie, raconte Dwyane Wade. Il est devenu très agressif. Il a tout donné et a joué un quatrième quart temps incroyable et tout le monde s’est engouffré et a fait ce qu’il fallait. » Très vite, sur les réseaux sociaux, LeBron a d’ailleurs été invité à ne plus jamais remettre son fameux bandeau. « Je ne me rappelle pas de l’action en question, explique la star du Heat. J’étais concentré, j’essayais d’être agressif. Et vous savez, le bandeau était la dernière de mes préoccupations à ce moment-là. »

Une fête qui se prépare

Il reste 28 secondes à jouer à l’American Airlines Arena de Miami. Certains spectateurs quittent la salle, alors que les Spurs mènent de cinq points. Et le personnel de la NBA approche du parquet pour commencer à organiser les festivités d’après-match. Pendant le temps mort, le banc du Heat voit même sortir le ruban jaune qui fera office de cordon de sécurité. « Quand ils apportent le ruban jaune et que vous savez que vous n’êtes ceux qui vont faire la fête, vous devez continuer à vous battre et à y croire, explique Dwyane Wade. On a joué jusqu’à la dernière seconde. » Certains Spurs, eux, se sont relâchés. « Je ne voulais pas qu’ils s’enflamment, regrette Tony Parker, obligé de rappeler ses coéquipiers à l’ordre. Le buzzer n’avait pas retenti et il fallait mettre les lancers. » Comme Manu Ginobili quelques secondes plus tôt, Kawhi Leonard ne fera qu’un sur deux…

Un coaching qui intrigue

Gregg Popovich est un maître de la NBA. Une référence du coaching. Mais a-t-il fait les bons choix dans le money-time ? Quand Chris Bosh domine Manu Ginobili au rebond et sert Ray Allen à 5 secondes de la fin du quatrième quart temps, Tim Duncan est sur le banc. Quand Chris Bosh contre Danny Green au bout de la prolongation, Tony Parker est sur le banc. Bizarre… Mais les Spurs défendent leur coach. « Moi, personnellement, je fais confiance à Pop, assure le Français, qui avait un début de crampes. Et quelles que soient ses décisions. » « C’est un grand coach et il a un super staff, poursuit Manu Ginobili. Quand il prend des décisions, je suis certain que c’est réfléchi et qu’il a de très bonnes raisons de faire ça. Quand il a sorti Tony, il voulait de la taille en défense. Et quand il a sorti Timmy, c’était probablement pour qu’on switche sur tous les écrans. » Gregg Popovich a perdu une bataille. Il faudra attendre jusqu’à jeudi soir pour savoir s’il a aussi perdu la guerre.

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LP