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La finale qui fait vibrer l’Amérique

Le duel entre Ron Artest et Paul Pierce sera l'une des clefs du match

Le duel entre Ron Artest et Paul Pierce sera l'une des clefs du match - -

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les Lakers et les Celtics se retrouvent au Staples Center de Los Angeles pour le premier match de la série. Jacques Monclar décrypte la douzième finale entre les deux plus grands clubs de basket outre-Atlantique.

L’histoire : Magic Johnson contre Larry Bird
C’est le match qui sent bon les chaussures de sport made in USA des années 80 et les chaussettes blanches 100% coton. La tignasse blonde de Larry Bird, maillot numéro 33 des Celtics sur le dos, collé au 32 or et mauve de Magic Johnson pour les Lakers. Une rivalité née en même temps que la NBA et qui dure depuis un demi-siècle. Cette finale NBA est le match de l’Amérique. « C’est une finale entre des América’s Teams note Jacques Monclar, consultant basket. Elles représentent toutes les deux très bien la côte ouest et la côte est. » Ce choc entre les deux franchises les plus titrées du basket américain (17 titres pour Boston, 15 pour Los Angeles) sera la revanche de la finale 2008. Boston avait humilié les Lakers (4-2). « Ces retrouvailles s’annoncent terribles », prédit Monclar. En 2008, le bus des Californiens avait été caillassé par des fans de Boston. Un véritable traumatisme, à tel point que Lamar Odom, grand gaillard des Lakers, hésite à ce que sa compagne, la sculpturale Khloe Kardashian, vienne le soutenir à Boston.

Les qualités : La faucille contre le marteau
Les Celtics sont la vraie surprise de cette finale. Donnés moribonds et en fin de vie, les hommes en vert ont tracé leur route en play-offs en marchant sur Miami, Cleveland et Orlando. Les Celtics s’appuient sur une défense de loups enragés. « Ils ont des joueurs qui n’hésitent pas à sortir le marteau pour empêcher l’accès au cercle note Monclar. Mais les deux équipes ont de très bonnes défenses capables d’annihiler les attaques adverses. La clef ce sera le duel entre Ron Artest et Paul Pierce. » Un cerbère complètement cinglé pour les Lakers face un sérial shooter pour Boston. « Ces deux équipes possèdent en plus, les deux meilleurs coachs de la Ligue avec Phil Jackson (Lakers), dix titres, et Doc Rivers (Boston) qui était un joueur magnifique et qui devient un très grand coach. Mais Boston n’arrivera pas à humilier les Lakers comme en 2008. Beaucoup de choses se joueront sur les deux premiers matches à Los Angeles. »

Les stars : Kobe Bryant contre Rajon Rondo
Les Lakers, champions en titre, partiront légèrement favoris car ils possèdent l’avantage du terrain. Et parce que Kobe Bryant. Black Mamba s’est éveillé en même temps que les play-offs ont débuté. Il s’est posé au-dessus du jeu et s’est affirmé comme le meilleur joueur du monde. Bryant guide les Lakers tel un prophète comme lors du match 6 face à Phoenix où il a enquillé 38 points. « il ressemble de plus en plus à Michael Jordan » selon Monclar. Cette saison a aussi coïncidé avec l’avènement de Ron Artest et surtout de Pau Gasol dans la peinture. Comme toujours, Boston alignera son Big Three (Kevin Garnett, Paul Pierce et Ray Allen). Mais aussi Rajon Rondo, 24 ans, un accélérateur de particules : « C’est lui qui peut faire la différence pense Monclar. Les meneurs des Lakers ne peuvent pas lutter contre lui. »

M.M. avec Adrien Godet