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Le cocktail magique des Spurs

Tony Parker et Tim Duncan connaissent un début de saison canon

Tony Parker et Tim Duncan connaissent un début de saison canon - -

Avec des leaders expérimentés, des remplaçants tranchants et des jeunes à la hauteur, la franchise de San Antonio réalise le meilleur début de saison de son histoire. De quoi viser un cinquième titre NBA.

Les Spurs caracolent en tête de la NBA avec le meilleur ratio de la ligue (35 victoires pour 6 défaites). Estampillé équipe vieillissante, San Antonio réussit pourtant le meilleur début de saison de l’histoire de la franchise. Le trio magique incarné par Tony Parker, Tim Duncan et Manu Ginobili rêve d’un quatrième titre NBA ensemble après ceux de 2003, 2005 et 2007. L’alchimie entre les piliers de l’équipe et les jeunes joueurs semble fonctionner comme en atteste les performances des Texans.
« On sait que c’est notre dernière chance », avoue Tony Parker, le meneur de jeu de San Antonio, à propos du titre NBA dont lui et ses deux compères rêvent depuis le début de saison. Le Français, dépositaire du jeu, incarne l’une des pièces maîtresses des Spurs avec l’Argentin Manu Ginobili et l’Américain Tim Duncan. Le trio, ensemble depuis neuf ans, a déjà conquis trois titres NBA (2003, 2005, 2007) avec les Spurs.
« Ils connaissent la route du titre et la méthode pour y arriver », explique Jacques Monclar, le consultant basket à RMC, ajoutant que « San Antonio possède un noyau dur très expérimenté mais les cadres savent aussi que cette année et la suivante sont leurs dernières chance d’acquérir le titre ». Néanmoins, le poids des années ne semble pas altérer les performances du trio magique. « On réalise le meilleur départ de l’histoire de la franchise alors qu’on est tous plus vieux. On joue encore mieux que nos années de titre », tranche Tony Parker.

Parker : « Nos role players sont déterminants »

Derrière ce trio magique en façade, il existe tout de même une vraie équipe dans laquelle les remplaçants ont un rôle majeur. « Nos role player (joueur entrant en cours de partie) occupent une place déterminante dans nos succès, affirme Tony Parker. Ils sont très chauds cette année. » Ces remplaçants dans l’ombre des stars remplissent parfaitement leur rôle à l’image de l’ailier fort américain, DeJuan Blair, surnommé « the beast ».
« Le gros Blair est énorme, San Antonio l’a pris en 37e position lors de la Draft 2009. Ils ont eu du « pif », c’est une super bonne pioche », acquiesce Jacques Monclar. L’alchimie entre les jeunes pousses et les tauliers s’opère merveilleusement bien pour les Texans mais Tony Parker préfère rester mesuré. « La vraie saison commence maintenant », prévient le meneur de l’équipe de France. Comme une alerte au relâchement…