RMC Sport

« Le culte de Superman »

-

- - -

François Giuseppi, envoyé spécial aux Etats-Unis, nous fait vivre les finales NBA entre Orlando et Los Angeles.

Y a-t-il de la Kriptonite à Orlando ? Si Superman tire ses pouvoirs des rayons du soleil alors oui, c'est la capitale mondiale des supers héros. Surnommé Superman depuis le concours de dunks du all star game 2008, Dwight Howard a donc des clônes dans tout Orlando. Les habitants de cette ville de Floride ne jurent que par lui : Dwight par-ci, Howard par là, à la limite du supportable.

Prenez le Game 4 de la finale NBA hier, une firme de jeux vidéo spécialisée dans le sport a trouvé le bon filon pour la sortie de son nouveau de jeu de basket. Une couverture avec le pivot d'Orlando, déguisé en Superman. Résultat : la marque a distribué quasiment 20 000 capes du superhéros à l'extérieur de l'amway arena. Les habitants, de 7 à 77 ans, ont porté pendant le match ce fameux drap rouge sur le dos. Sympathiques et attendrissant sur les adolescents, ridicule sur les épaules de cette grand-mère de 90 ans.

Dwight Howard à toutes les sauces également dans les travées de la salle. Des groupes entiers de supporters avec le n°12 du joueur dans le dos. Pas étonnant de constater que c'est le joueur qui vend le plus de maillots chez les Orlando Magics. Howard se vend bien, profite de sa notoriété pour symboliser le parfait produit markéting mode US. Les maillots, les sponsors mais aussi le club tire profit de ce joueur dans la présentation de la rencontre. Après l'hymne américain, devinez qui est arrivé des airs avec une cape dans le dos ? 3 supermans ou 3 superwomans parfaitement équilibrées au niveau des formes pour arranguer la foule avant ce match décisif.

Mais le super héros du basket n'est pas invincible, il a même failli. Malgré ses 9 contres dans le match 4 (un record dans une finale NBA), Dwight Howard n'est pas encore le sauveur de la cité floridienne. Si lui et ses coéquipiers veulent revoir la Floride, il faudra faire le plein de Kriptonite dimanche et faire en sorte que Kobe Bryant ne lui vole la vedette.

La rédaction - François Giuseppi à Orlando