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Le lock-out touche aussi la France

Tony Parker

Tony Parker - -

Le lock-out initié par les patrons des franchises de NBA, jeudi, se répercute sur le basket mondial. Ainsi, la Fédération française de basket s’est rapprochée des autres nations européennes pour garantir la présence des stars du Vieux Continent exilées en NBA lors du prochain Euro en Lituanie.

Les origines du lock-out

La convention collective entre les propriétaires des franchises et les joueurs a pris fin, jeudi soir. Depuis un an, les deux parties négocient notamment sur la réduction des salaires. Les propriétaires souhaitent une diminution de 33%. Lors de la dernière réunion, Billy Hunter, représentant des joueurs a seulement consenti à une baisse de 10 à 15%. Insuffisant pour les big boss qui ont décrété le lock-out. Première répercussion : les summer league seront annulées cet été. La prochaine réunion entre les deux parties est prévue dans deux semaines. Mais de l’aveu de Billy Hunter il existe « une différence de mammouth » dans l’approche des deux parties.

Le monde du basket à l’arrêt

Cette grève patronale engendre un arrêt complet de l’activité. Les contrats des joueurs sont gelés et ces derniers ne peuvent pas pratiquer leur sport sans assurance. Celle présente dans leur contrat étant caduque tant que le lock-out sera effectif. Si un club souhaite profiter de cette période pour faire venir une star de la NBA, il devra payer le montant de l’assurance de celle-ci. Idem pour les sélections nationales. Voilà qui pose donc un gros problème deux mois avant l’Euro de Lituanie.

La Fédération française avait anticipé

La Fédération française de basket (FFBB) avait anticipé ce problème à la fin de l’hiver. D’autant qu’il était déjà prévu que cinq joueurs au moins (Batum, Noah, Parker, Turiaf et Diaw) évoluant en NBA figureraient dans le groupe qui sera en Lituanie à partir du 31 août prochain. La FFBB avait provisionné le coût éventuel pour assurer ses stars à hauteur de 2 millions de dollars. Ce qui aurait entraîné une augmentation du prix des licences de 4€. Une mesure inapplicable pour le nouveau Président de la FFBB, Jean-Pierre Siutat élu en novembre dernier.

Les Fédérations européennes se regroupent

La Fédé s’est donc rapprochée des nations européennes concernées. Le but étant de mutualiser les besoins et de chercher un assureur commun qui permettrait de diviser les coûts. Les premières négociations ont déjà fait baisser le montant de 3 ou 4 fois celui initialement provisionné. Selon les prévisions, le montant ne s’élèverait plus désormais qu’à 400 000€ pour la FFBB. De la fin du lock-out dépend la durée des assurances. Pour le moment, pas question de se passer des stars à l’Euro. « On a bon espoir d’aligner la meilleure équipe possible pour le championnat d’Europe », a déclaré Jean-Pierre Siutat, présent en Pologne pour l’Euro féminin.