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Mahinmi : « On a du mal à trouver la solution »

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Après un excellent début de saison, les Indiana Pacers de Ian Mahinmi marquent le pas, même s’ils restent en tête de la Conférence Est. Invité du TP Show ce lundi, le pivot français évoque la situation avant le match du soir face aux Spurs.

Ian, Indiana reste leader de la Conférence Est devant le Miami Heat mais vous traversez une mauvaise passe (avec notamment une série en cours de deux défaites). Comment les choses se passent-elles en ce moment pour les Pacers ?

On traverse une période difficile. On n’est pas au top du top en ce moment. J’aimerais bien avoir la solution au problème. On a des difficultés à retrouver notre jeu, notamment sur le plan de l’explosivité en attaque. On a du mal à retrouver… notre swag, quoi. (Sourire.)

Indiana a récemment signé quelques très mauvaises performances offensives alors que vous possédez de bons marqueurs comme Paul George, David West ou Roy Hibbert. Comment l'expliquez-vous ?

Quand on regarde notre effectif, on a plusieurs joueurs qui peuvent scorer. Mais offensivement, on a perdu notre rythme. On en parle tous les jours, on travaille énormément, on regarde beaucoup de vidéos pour essayer de corriger ce qu’on fait moins bien. On a du mal à trouver la solution et c’est une période difficile qu’on essaie de régler avant le début des playoffs.

« Le problème n'est pas contre qui on joue mais comment on joue »

Votre équipe est-elle surtout motivée et formatée pour les playoffs, afin de battre Miami ?

Il y a eu un peu de ça aussi car on a échoué à une marche de la grande finale la saison dernière (les Pacers ont perdu 4-3 face au Heat en finale de Conférence Est, ndlr). On s’est donc un peu focalisé sur ça. L’objectif, c’était de battre Miami. Toute la saison, on a regardé le classement avec attention pour voir où en était, combien de victoires d’avance on avait sur eux. On s’est un peu focalisé sur Miami mais on ne peut pas encore se dire qu’on est calibré et fait pour les playoffs. On est encore jeune. La saison régulière est une étape qu’on ne peut pas négliger. On s’est renforcé l’été dernier, on a fait en sorte d’avoir une équipe meilleure et prête à battre le Heat mais il y a beaucoup de choses à faire avant d’arriver à eux. Il ne faut pas griller les étapes. A certains moments de la saison, on l’a peut-être fait. On s’est vu un peu trop haut un peu trop vite.

Si vous restez leader de la Conférence Est, vous pourrez compter sur l'avantage terrain face à Miami. Est-ce rassurant compte tenu de votre victoire à domicile contre le Heat (84-83), mercredi dernier ?

Cette victoire nous a fait du bien au moral. Mais quand tu regardes, depuis la coupure du All-Star Game, on a du mal à trouver un bon match. On gagne trois matches, puis on en perd deux. On a du mal à être consistant. C’est un peu le challenge pour nous en ce moment. Mais c’est aussi bien de passer par des moments comme ça pour avoir un certain vécu avant d’aborder ces playoffs. Si tout va bien toute l’année, tu peux être surpris une fois en playoffs. Là, c’est peut-être un mal pour un bien.

Après son excellent début de saison, Paul George était l'un des favoris pour le titre de MVP (meilleur joueur). Que pensez-vous de sa baisse de forme et va-t-il remonter la pente en playoffs ?

On peut le voir au niveau de ses statistiques : il a une petite baisse de régime, c’est vrai. Mais je ne m’inquiète pas trop pour lui. C’est quand même un sacré bosseur et il possède un fort mental. Il travaille énormément en ce moment. Ça se voit dans son rôle de leader. Il nous parle beaucoup plus, il essaie vraiment de trouver les solutions à nos problèmes du moment et je pense qu’on est sur la bonne direction. Lui aussi va remonter la pente et on va retrouver très vite le Paul George du début de saison.

Votre coach, Frank Vogel, vient de déclarer : « On joue contre nous-mêmes ». Que voulait-il dire ?

On discute énormément entre nous et ce qui revient souvent dans nos discussions, c’est le fait de trouver des paniers faciles, de partager les ballons et de prendre les bonnes décisions. Quand on fait ça, ça marche presque à chaque fois. Mais quand on ne le fait pas, on perd. Ce que veut dire le coach, c’est que quand on fait ce qu’on sait faire, comme durant une grande partie de la saison, on gagne les matches. Pourquoi n’est-on pas capable de le reproduire match après match ? Le problème, ce n’est pas trop contre qui on joue mais plutôt comment on joue, ce qu’on est capable de faire. Ce n’est pas une période facile à vivre, surtout quand on a eu un tel succès sur la première partie de saison. Là, c’est un petit coup d’arrêt et tout le monde se regarde en se demandant ce qu’il se passe.

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