RMC Sport

NBA, Nicolas Batum et son contrat à 120 M$ : "Je n’arrive pas à comprendre le chiffre"

EXCLU RMC SPORT. Nicolas Batum devient le sportif français le mieux payé du monde avec un contrat de 120 millions de dollars sur cinq ans avec son équipe de Charlotte. Pour RMC Sport, le basketteur tricolore revient sur ce record et son entente avec Michael Jordan.

Nicolas Batum, quelle est votre première réaction sur le fait d’être le joueur français le mieux payé du monde ?

Tout est un peu mélangé dans ma tête. Je suis déjà content d’avoir pu trouver un accord de confiance avec Charlotte. C’est une équipe qui m’a fait confiance l’année dernière et Michael Jordan m’a fait comprendre qu’il ferait tout pour me garder. Donc ça joue beaucoup. Rentrer dans l’histoire par rapport à ce contrat, c’est un bonus et c’est très bien.

Avoir signé ce contrat si tôt, ça vous soulage ?

Un peu oui, parce qu’il y avait quand même un petit doute au fond de moi, que ça dure un peu trop longtemps et que du coup, ça me fasse louper les TQO. Mais vu les approches que j’avais eues dernièrement, je savais qu’on allait trouver un accord très, très vite avec n’importe quelle équipe. J’avais une dizaine de propositions et je voulais rencontrer seulement cinq équipes. J’aurais trouvé un deal au plus tard ce soir (vendredi). Ma limite était demain matin mais ça s’est fait hier soir (jeudi).

Avez-vous déjà signé votre contrat ?

Non, je n’ai pas encore signé mais je pars à Manille lundi matin. On est en train de travailler pour faire quelque chose directement là-bas.

Vous serez l’intégralité du TQO ?

Le premier match contre les Philippines, non, parce que j’arrive à la fin. Ils jouent le 4 au soir et j’arrive le 4 au soir aussi, je les verrai après le match. Pour le match contre la Nouvelle Zélande, je ne sais pas encore, je ne veux pas encore m’avancer. Par contre en demi-finales, s’il y en a une, ça devrait être bon.

>> A lire aussi : NBA : Batum devient le sportif français le mieux payé de l'histoire

Quelle est votre relation avec Michael Jordan, le propriétaire des Hornets ?

Il m’a toujours mis à l’aise, lui, le staff, le coach et toute la franchise. Dernièrement, il m’a fait comprendre qu’il n’y avait aucun moyen que je parte de Charlotte. C’est génial d’avoir la confiance de cette personne.

Un contrat de 120 millions de dollars, c’est énorme…

J’en parlais avec ma famille et je n’arrive pas à comprendre le chiffre, en fait. C’est juste irréel, je ne veux même pas réfléchir là-dessus. C’est énorme, ça choque, ça va faire parler mais moi-même je ne comprends pas ce qui est en train de m’arriver.

Mais ce choix est aussi sportif...

Si j’avais voulu être méchant avec Charlotte, j’aurais pu prendre beaucoup plus. Ça devait être beaucoup plus que ça, mais j’ai fait un deal très intéressant. Mais la confiance que l’on m’a donnée, le projet, l’équipe, les jeunes, tout était en place pour que je revienne dès cette année.

Le fait de dépasser Tony Parker sur cette ligne-là, ça vous fait quelque chose ?

Je préférerais que ce soit ailleurs, dépasser son palmarès (rires). Il a un palmarès incroyable. Tout reste proportionnel par rapport à la hausse des salaires NBA, le nouveau de système a complétement changé. C’est proportionnel par rapport à ce qui arrive maintenant. Si je passe premier, sûrement que Rudy Gobert et Evan Fournier vont suivre derrière, on sait très bien que c’est par rapport à cela.

Il y aura plus d’attentes encore à Charlotte avec ce contrat...

C’est en fait la même situation qu’il y a quatre ans quand j’ai eu mon premier contrat. On s’est posé les mêmes questions. Moi, je vais aller sur un terrain et juste faire ce que je sais faire de mieux. Je ne vais pas changer mon jeu parce que j’ai un nouveau contrat. Je vais rester Nicolas Batum.

Dans quel état d’esprit êtes-vous pour aborder ce TQO ?

Je suis très impatient. Toute la préparation sur le côté, ne rien faire, ne faire que des courses, la préparation physique, courir sur les lignes, faire les marches sur les escaliers, je dois le faire mais ce n’est pas mon truc. Je suis pressé de me retrouver sur le terrain avec eux, impatient d’en découdre et d’avoir cette qualif’ pour les JO. 

Propos recueillis par François GIUSEPPI