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NBA : San Antonio et Parker éteignent New York

Carmelo Anthony

Carmelo Anthony - -

Plombés par une entame de match complètement ratée et un très bon Tony Parker, New York s’incline au Madison Square Garden face aux Spurs (120-89). San Antonio conforte son leadership à l’Ouest.

Ce dimanche, aux alentours de 14h25 (20h25 en France), New York s’est éteint. Du moins en partie. Plus une seule lumière autour du Madison Square Garden. Ni dans l’enceinte elle-même. La faute à une panne d’électricité ? Non, juste à une démonstration majuscule des Spurs, bien guidés par un concerto de leur maître à jouer Tony Parker (17 points, 2 rebonds, 6 passes décisives). L’image n’est pas exagérée. Les Knicks ont complètement explosé en plein vol sur leur parquet, incapables d’endiguer l’enthousiasme des joueurs de Gregg Popovich. Incapables d’enrayer une fâcheuse entame de saison (deux victoires seulement pour quatre défaites).

Désuni, sans idées et sans… jeu, New York n’avait pas grand-chose à opposer à ce San Antonio-là, qui plus est avec le retour très, très discret de son shooteur fou J.R. Smith, après avoir purgé ses cinq matches de suspension pour dopage (5 points, 1/9 au shoot, 1/5 à trois points !). La discrétion, en revanche, n’est pas du ton des Spurs, qui signent un départ tonitruant (10-0) avant de concéder leur premier panier après… 4 minutes de jeu. Une éternité pour les Knicks, pas aidés par une maladresse affligeante durant cette même période. Le suspense n’existe déjà plus. La messe, elle aussi, est déjà dite.

Green au shoot... et au rebond

Car San Antonio, plus lucide dans son jeu et surtout, toujours nanti de sa défense de fer, réduit les meilleurs artilleurs new-yorkais à la portion congrue. Carmelo Anthony ? 16 points. Felton ? 7 petits points et une adresse (3/10 au shoot, 1/5 à trois points) bien symbolique des maux locaux. Impossible dans ces conditions de refaire le retard concédé en début de partie. Surtout quand San Antonio, lui, gère. Et quand Nando De Colo s’invite aussi à la fête (5 points, dont un 1/1 à trois points), plus que Boris Diaw (4 pts, 1 rb, 1 pd).

Danny Green, lui, explose. Meilleur marqueur de la rencontre avec 24 points (6/9 à trois points, 8/11 au shoot). Et aussi 10 rebonds sur sa feuille de stats. Hormis le deuxième quart temps remporté par New York (28-26) et un troisième acte disputé (23-23), la bande à Parker, bien aidé par son banc (Leonard, 18 points ; Mills, 15 points) et l’apport toujours salutaire de Duncan (11 pts) n’a jamais tremblé. Et confirmée qu’elle n’était pas en tête de la Conférence Ouest pour rien. Certes, rien d’alarmant pour les Knicks à ce stade très précoce de la saison. Mais il faudra gagner mercredi prochain à Atlanta… Sinon, un simple électricien ne suffira pas pour rallumer ces Knicks.

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A.D