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Nowitzki, héros ordinaire

Dirk Nowitski

Dirk Nowitski - -

Aux antipodes des stars floridiennes LeBron James ou Dwyane Wade, l’Allemand des Mavericks est un homme réservé. Mais sur le parquet, c’est un combattant féroce. Blessé à un doigt, c’est lui qui a fait tomber Miami (95-93) dans le money time du match 2 de la finale NBA la nuit dernière.

Une fois encore, Dallas peut remercier Dirk Nowitzki. Dans le match 2 de la finale NBA dans la nuit de jeudi à vendredi, l’Allemand a fait parler tout son talent pour mettre à terre Miami (95-93) et permettre à son équipe de rêver de nouveau à un titre de champion NBA, après une première rencontre perdue sur le parquet floridien (92-84). Le numéro 41 de Dallas, bien que blessé à un doigt de la main gauche, a fait basculer le match alors que son équipe était au plus mal.

Auteur d’une fin de match exceptionnelle, où il a inscrit les neuf derniers points de son équipe, le grand blond a écœuré à lui seul les joueurs du Heat. Et comme un symbole, c’est lui qui est allé inscrire le panier vainqueur, d’un lay-up avec sa main blessée.

Il parle français !

Pourtant, avec Nowitzki, on est loin de l’image de diva que son statut et son talent pourraient lui conférer. A vrai dire, l’Allemand est plutôt un modèle de discrétion hors des parquets, loin de vouloir faire le show à tout prix. Le MVP de la saison régulière en 2007 est d’ailleurs facilement abordable, comme le confie le Français Alexis Ajinça, son ancien coéquipier à Dallas : « Dirk est un mec très cool et pas du tout arrogant, une antistar. »

Derrière une attitude qui peut parfois paraître distante, celui que beaucoup considèrent comme le meilleur basketteur européen de l’histoire de la NBA se cache même un homme ouvert et bavard… Même en français. Il arrive ainsi à Ian Mahinmi, son coéquipier chez les Mavericks, de bavarder un peu avec la star allemande dans la langue de Molière. « Dirk Nowitzki parle très bien français et j’en suis agréablement surpris. J’arrive presque à avoir une discussion totalement en français avec lui. Il comprend beaucoup de choses, il a du vocabulaire et il connaît même la plupart des gros mots ! » Personne n’est parfait...

Alexandre Alain