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Piétrus : « Je veux retourner en équipe de France »

Mike Piétrus

Mike Piétrus - -

Vous avez dix ans de NBA derrière vous, vous jouiez aux Celtics de Boston l’an dernier, comment cela fait-il que vous vous retrouvez aujourd’hui sans club ?

J’ai passé une saison à jouer sur une patte à cause de mon genou blessé. Là, je me suis rétabli, j’essaie de bien me préparer avec Pau avant de retourner aux Etats-Unis. J’aurais pu signer au début des « free agents », mais j’ai préféré attendre car beaucoup d’équipes ont eu des doutes sur mon genou. Maintenant, je suis d’attaque.

La suite pour vous, c’est jouer avec Pau jusqu’à ce que votre agent vous trouve un club ?

Moi, j’ai fait ma part du contrat : me remettre sur deux pieds. Et mon agent fera la sienne : me trouver un contrat honnête aux Etats-Unis. Je pense que d’ici à la fin du mois, j’aurai un club.

Quelle franchise aimeriez-vous rejoindre ? On parle de Milwaukee…

Pour l’instant, je me situe sur deux franchises à l’Est. Mais dès lors que le projet m’intéresse, je suis prêt à jouer n’importe où. Le plus important pour moi, c’est jouer les play-offs, et de retrouver mon basket.

Pourquoi être allé vous préparer en Chine ?

Je voulais pratiquer le kung-fu. Je l’ai fait avec des moines shaolin. Ils m’ont mis dans un programme où je ne pouvais pas manger ce que je voulais. Ils me réveillaient à 4h du matin pour aller faire un footing dans la montagne pendant 1h30. C’était dur, mais au final, cela m’a beaucoup servi. J’ai appris comment se préparer avant un match, comment ne pas avoir de pression en fin de match, comment ne pas craquer. C’était une bonne expérience, et je transmettrai tout cela avec plaisir.

Vous n’avez pas disputé les JO, sur décision du sélectionneur. Quelle est votre position par rapport à ça ?

J’ai toujours voulu jouer en équipe de France. Cela fait cinq-six ans que je n’y suis pas retourné. Il se permet de me juger quand j’avais 24-25 ans. Maintenant, j’ai deux enfants, j’ai des cheveux blancs, j’ai grandi. Ce n’est pas la peine de justifier ma non-sélection. Si on m’appelle et on me dit que je ne suis pas sélectionné, je comprends. Ces six ans m’ont permis d’être avec mes enfants, de les voir grandir. La priorité, c’est eux, pas le basket. Ça ne veut pas dire que je ne veux pas revenir. Au contraire. Je veux y retourner, et gagner…

Etes-vous d’accord quand le sélectionneur évoque des problèmes d’intégration ?

Moi, je suis là pour le bien de l’équipe. Si on gagne des médailles, on les gagne à douze. Je ne suis pas là pour dire que je suis meilleur qu’untel ou untel. Je vais avoir 31 ans, je ne suis plus dans ces délires. Je viens pour porter le maillot et pour gagner. Quand j’ai regardé France-Espagne, j’avais la rage. Je voulais être sur le terrain et apporter un plus à cette équipe.