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Une NBA au fort accent français…

Une fois de plus, le meneur des Spurs sera le chef de file de la délégation française

Une fois de plus, le meneur des Spurs sera le chef de file de la délégation française - -

Avec onze joueurs, la France sera, derrière les Etats-Unis, la nation la plus représentée en NBA cette saison. Et comme l’année dernière, les Bleus n’y feront pas de la figuration. Début de la saison régulière dans la nuit de mardi à mercredi.

Parker en chef de file
Est-il encore nécessaire de présenter Tony Parker ? Triple champion (2003, 2005 et 2007), le meneur des Spurs a sans doute réalisé sa meilleure saison l’année dernière. Paradoxalement, cette même année San Antonio a été éliminé au premier tour des play-offs pour la première fois depuis 2000. Pourtant auteur de son record de points en play-off lors de la quatrième manche contre Dalles (43 points), « TP » n’a pas ménagé ses efforts. Avec une moyenne de 22 points, 3,1 rebonds, 6,9 passes décisives en plus de 34 minutes de jeu, il s’est un peu plus installé parmi les cadres de la formation texane. De bon augure à l’orée de sa neuvième saison en NBA.

Des outsiders dans le sillage de Pietrus
Toujours perturbé par des problèmes de poignet, Mickäel Pietrus est devenu le troisième français à se hisser en finale NBA l’année dernière. Mais contrairement à Parker, l’ancien Palois n’a pas eu droit à son titre avec la défaite d’Orlando, battu 4-1 par les Los Angeles Lakers. Ses problèmes physiques lui ont également coûté sa place dans le cinq de départ, mais Pietrus se distingue en phase finale, notamment dans son adresse à trois points et sa défense sur des cadors comme Ray Allen (Boston) et LeBron James (Cleveland). Arrivé en NBA en 2003 comme Piétrus, Boris Diaw est un des vétérans français d’outre atlantique. Pour sa première saison avec Charlotte, Diaw inscrit une moyenne de 15,1 points. « Victime » d’un échange avec les Suns, il fait aujourd’hui partie des cadres de son équipe. Autant dire qu’il aura un rôle important à jouer au sein de sa formation pour tenter le pari des play-offs.

Turiaf et Noah pour franchir un cap
Ils ne sont pas beaucoup à avoir eu le privilège de jouer à une finale de NBA. Ronny Turiaf est de ceux-là. Mais les années des Lakers sont derrière le grand Ronny, quatrième contreur de la Ligue la saison dernière. C’est désormais sous les couleurs d’Oakland que l’international français débute sa saison. « Ronny va se donner à 100% à tous les matchs pour montrer qu’il peut être un pivot majeur dans cette Ligue », prédit ainsi Pietrus. Dans la lignée de son brillant Euro, il a en tout cas une belle carte à jouer. Tout comme Nicolas Batum qui débutera sa deuxième saison au sein de l’effectif des Trail Blazers. Et que dire de Joakim Noah ? Chicago aura de toute façon besoin de l’expérience de son pivot pour tutoyer les play-offs. Pour sa deuxième saison l’année dernière, Noah a marqué six points de moyenne et pris sept rebonds en moins de 20 minutes de moyenne. S’il parvient à passer ce cap supplémentaire, il pourrait connaître une grande saison.

A la recherche de temps de jeu
Pour les autres, la saison s’annonce difficile. Le cas de Rodrigue Beaubois, drafté cette année par Oklahoma, puis transféré à Dallas, est à part puisque l’ancien Choletais n’a pas encore disputé la moindre minute en NBA. Au contact des Kidd ou Nowitzki, il aura en tout cas de bons modèles pour acquérir de l’expérience. Pour Johan Petro (Denver), Yakhouba Diawara (Miami), Ian Mahinmi (San Antonio), Alexis Ajinça (Charlotte), sévèrement critique par son entraîneur des Bobcats, Larry Brown, lors d’un stage des Bleus, l’objectif sera surtout de gagner quelques minutes de jeu. Pour ainsi sortir des profondeurs du banc de touche de leur formation respective.

La rédaction