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Un France-Espagne déjà polémique

Tony Parker

Tony Parker - -

Victorieuse lundi de son dernier match de poules contre le Nigéria (79-73), la France affrontera l’Espagne, double championne d’Europe, mercredi en quarts de finale des JO. Battus par le Brésil (88-82), les Espagnols s'évitent ainsi un tableau difficile.

Vincent Collet s’attendait à un « match de dupes » entre le Brésil et l’Espagne. Les craintes du sélectionneur français se sont confirmées, ce lundi, au cours d’un dernier quart-temps où les Espagnols ont complètement laissé filer un match qu’ils avaient pourtant en main. Alors qu’ils menaient de neuf points à l’attaque du troisième quart-temps (66-57), les coéquipiers de Pau Gasol ont encaissé un 31-16 dans la dernière partie du match, se laissant délibérément battre (88-82).

La raison ? Avec ce revers, les champions d’Europe s’offrent un tableau de phase finale plus abordable en l’absence des Etats-Unis. Les Bleus, qui ont achevé la phase préliminaire par un succès compliqué face au Nigéria (79-73), héritent donc des Espagnols en quart de finale après cette défaite petit bras pour ceux qui se présentent comme les grands concurrents des Américains pour le titre olympique.

Monclar : « C’est laid »

Un comble surtout pour les derniers finalistes des JO qui s’étaient plaints, il y a un an lors du championnat d’Europe, que les Français n’alignent pas la meilleure équipe face à eux. « Ils nous ont tanné l’année dernière quand on a laissé filer le match contre eux, s’agace Jacques Monclar, membre de la Dream Team RMC. Ils nous ont donné des leçons. C’est "faites ce que je dis, pas ce que je fais". Ils sont vilains avec ce 31-16 dans le dernier quart-temps… Ils me font rigoler les donneurs de leçons ibères, c’est laid. »

Avec ces calculs d’apothicaire, la course à la médaille se complique pour les Bleus. Qui vont se jeter dans la bataille sans calculer « On va les jouer les yeux dans les yeux, on va y aller sabre au clair et on verra bien, ajoute Monclar. Si on avait eu une préparation normale et si on avait eu toutes nos armes, je serais plus confiant parce que je trouve les Espagnols moins régnants que l’année dernière. Mais je connais la qualité de la raquette et la qualité intrinsèque de leurs joueurs. Même si en sport, il n’y a pas à avoir peur. »

NC