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Affaire Armstrong : le Tour de France se positionne, Bruyneel s’éloigne

Lance Armstrong

Lance Armstrong - -

Deux jours après la publication du dossier à charge de l’USADA contre Lance Armstrong, le Tour de France a indiqué qu’il n’avait pas la volonté de réattribuer ses sept titres. Et Johan Bruyneel, son ex-manager, quitte RadioShack.

Prudhomme veut effacer le palmarès
Une confession significative, réalisée en petit comité. Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, a donné pour la première fois ce vendredi le sentiment de l’organisateur de la course sur le dossier à charge monté par l’USADA à l’encontre de Lance Armstrong. « On ne peut être indifférent à ce que l'Usada a dévoilé cette semaine, c'est un tableau accablant qui est dessiné, a-t-il confié à l’AFP. C'est la mise en cause d'un système et aussi d'une époque à jamais entachée. » Une époque qui pourrait disparaître.

Car pour Christian Prudhomme, aucun coureur ne doit récupérer les sept titres de l’Américain sur la Grande Boucle (1999-2005). Si c’est à l’UCI de le décider, le patron du Tour souhaite qu'il n'y ait pas de vainqueur ». La pollution du classement de l’épreuve par des coureurs ensuite tombés pour dopage suffit à expliquer ce désir… « C’est une sage décision, estime Raymond Poulidor pour RMC Sport. Ceux qui suivaient au classement ont tous plus ou moins des affaires et ont trempé dedans. »

Bruyneel perd sa place
Très lourdement mis en cause dans le rapport de l’USADA, Johan Bruyneel vacillait. Sa chute se précise avec l’annonce ce vendredi de son départ de l’équipe RadioShack-Nissan, dont il était directeur sportif. Selon le communiqué publié par la formation luxembourgeoise, le Belge « n’est plus à ce jour en mesure d’exercer de manière pleinement efficace et confortable ses fonctions de direction de l’équipe et son départ est souhaitable afin d’assurer la sérénité de celle-ci et des coureurs ».

L’ex-directeur sportif de l’US Postal, Astana et RadioShack est aussi menacé d’une sanction par la Fédération belge de cyclisme, qui étudie à son tour le dossier de l’USADA au sujet du système de dopage en vigueur dans ces anciennes équipes. « J’espère surtout qu’on ne le reverra pas, ne cache pas le Français Samuel Dumoulin (Cofidis). La question pourrait se poser pour d’autres managers, qui ont avoué s’être dopé ou ont été contrôlés positif mais sont toujours dans le cyclisme. Si on veut vraiment repartir sur de nouvelles bases, il faudrait peut-être aller jusqu’au bout du processus. »

LP, GM