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Armstrong est déjà chaud

Lance Armstrong au départ de la première étape du Tour Down Under.

Lance Armstrong au départ de la première étape du Tour Down Under. - -

C’est au Tour Down Under en Australie que Lance Armstrong débute sa saison 2010. L’Américain, septuple vainqueur du Tour de France, est déjà affûté au sein de son équipe Radioshack. En 2010, il n’arrête pas non plus de piquer Alberto Contador.

« Si j’étais Alberto Contador, je n’aurais pas peur de Lance Armstrong ». L’Américain, dans le journal espagnol Marca, occupe son début d’année à faire monter la pression entre lui et son rival espagnol. Dans cette bataille, Contador ne répond pas et laisse le soin à Armstrong de nourrir les pages des journaux. Vraie guerre des nerfs ou simple jeu comme le pense Alain Gallopin, directeur sportif d’Armstrong chez Radioshack : «Au niveau communication et marketing il sait ce qu’il fait. Je ne pense pas que ça le perturbe, au contraire, ça doit l’amuser. » Sur les routes australiennes du tour Down Under, Lance Armstrong est déjà affuté pour sa première course de l’année. Il se montre, il attaque et dirige la manœuvre dans son équipe Radioshack. Un team qu’il a monté de toutes pièces après son départ d’Astana. Il a fait venir ses lieutenants les plus fidèles (Levi Leipheimer, Andreas Kloden) pour déplumer par la même occasion Astana et Alberto Contador. « Je suis très content de Radioshack, on se dit les choses ce qu’on ne faisait pas chez Astana. Je me sens bien dans cette équipe ce qui n’était pas le cas l’an passé » avoue Armstrong. Prends ça Contador !

Radioshack, par lui, pour lui

Cette année, le boss ne pourra pas dire qu’il n’a pas toutes les cartes en main puisque Radioshack est construite par lui, pour lui. Troisième du Tour 2009 après trois années loin du vélo, l’Américain vise un huitième sacre sur le Tour de France. L’an passé, il avait du baisser pavillon face à Contador et Andy Schleck. A 38 ans, Armstrong n’a plus beaucoup de cartouches. Alors, pour redevenir le maitre de la Grande Boucle, il s’est mis à la planche : «. Sur ce que je vois et le travail qu’il a fait tout l’hiver je suis impressionné. Je suis surpris par l’ampleur du travail s’étonne Gallopin. Il doit se lever tous les matins en pensant à la victoire dans le Tour. Mentalement c’est le plus fort que j’ai connu. » Le patron reprend le pouvoir avant de laisser la main, à lui d’éviter le putsch des jeunes qui veulent le pousser à la retraite.

La rédaction - M.M.