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Boonen, le retour du banni

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Troisième à Dijon à l’arrivée de la 2eme étape du Dauphiné, Tom Boonen est de retour sur les routes françaises. En attendant une éventuelle participation au Tour de France.

Les automatismes ne sont plus ce qu’ils étaient. Comme si la coupure subie par Tom Boonen après un contrôle positif à la cocaïne avait rouillé le Belge. De retour en France après une sanction de trois semaines infligée par son équipe, le vainqueur du dernier Paris-Roubaix a pris la troisième place de la deuxième étape du Dauphiné Libéré reliant lundi Nancy à Dijon. Coupable d’avoir lancé son sprint trop tôt, Boonen n’a pu que constater les dégâts quand Angelo Furlan est revenu à hauteur avant de le dépasser.

Mais pour le champion du monde 2005, l’essentiel est ailleurs. Pris dans une affaire de cocaïne pour la troisième fois de sa carrière et donc déjà absent l’année dernière, le sprinteur de bat pour intégrer l’équipe qui sera du Tour 2009. Une absence de son coureur vedette causerait beaucoup de tort à la formation de Patrick Lefévère qui base 80% de son image sur Boonen. Quant à ASO, elle a d’abord déclaré "indésirable" le coureur Quick Step, avant de se reprendre par la voix de Christian Prudhomme et d’annoncer qu’elle suivrait la décision de l’UCI, étrangement silencieuse depuis quelques semaines.
Au risque de perturber le grand public et de provoquer des amalgames ? « Ça cause un dommage d’image énorme pour le cyclisme », s’émeut Cédric Vasseur, président de l’association internationale des coureurs cyclistes professionnels et qui prêche pour une interdiction hors compétition et en compétition.

Un problème dont Thierry Cazeneuve ne s’est pas soucié. « Si on reste chacun à sa place, l'organisateur reste organisateur, le coureur reste le coureur, le législateur reste le législateur et si les agences nationales antidopage font aussi leur travail, je pense qu'on y verrait déjà plus clair », déclarait l’organisateur du Dauphiné juste avant le départ. Même son de cloche dans le peloton. « On en fait un scandale, mais c’était hors compétition, rappelle Julien El Farès, lui aussi présent sur les routes du Dauphiné. Pour moi ce n’est pas du dopage. Il a sa place ici. »

Pierrick Taisne (RMC Sport)