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Cavendish frappe deux fois

Mark Cavendish a remporté sa deuxième victoire d’étape sur le Tour de France 2008 en s’imposant sous la pluie à Toulouse.

Journée tranquille aujourd’hui pour les 170 coureurs du peloton sur cette étape de transition entre Figeac et Toulouse avant d’attaquer les Pyrénées? Non ! Pluie, chutes, ennuis mécaniques, les coureurs du peloton ont tout connu aujourd’hui sur les 172 kilomètres du parcours. Dur pour une journée dite de transition. Cette étape était promise aux sprinteurs et c’est ce qui s’est passé. L’échappée du jour a pensé déjouer les pronostics en profitant des mauvaises conditions climatiques. Raté. Laurent Lefèvre, le Toulousain d’adoption, s’était fait la belle en solitaire dès le kilomètre 36.

Ricco et Voigt ont chuté

Un numéro en solo incompréhensible au moment où son coéquipier Jérôme Pineau a contre-attaqué en compagnie du Basque Ahmets Txurruka et du coureur d’AG2R Christophe Riblon. Lefèvre a mené sa barque, seul, sous la pluie du Tarn, pendant plus de 40 kilomètres et d’être rejoint par les trois contre-attaquants. Très bonne entente entre ces garçons avec un écart qui a grandi jusqu’à 5 minutes. Y croyaient-ils ? Sûrement. Voler les sprinteurs sur l’un de leurs rares terrains d’expression était un rêve. Le peloton a attendu, attendu, pour ne pas se griller. Ricco a failli se faire piéger en chutant à 30 kilomètres du but. Mais le cobra a réussi à rentrer dans le peloton. Pineau et Txurruka ont essayé de retarder l’échéance mais ils se sont fait manger à trois kilomètres de la ligne d’arrivée par les Quick Step qui menaient le peloton.

Demain, certains vont perdre le Tour

Sur la ligne droite finale, Casper montrait trop vite son jeu et se faisait déborder par un Mark Cavendish impérial même sous la pluie pour son deuxième succès d’étape dans ce Tour. Le Britannique confirme qu’il est bien LE sprinteur de ce Tour et le sprinteur du futur. Les Français ont encore fait chou blanc. Et ce n’est sûrement pas demain qu’on devrait les retrouver entre Aspin et Peyresourde, première étape de haute-montagne où la grande bagarre du Tour va faire ses premières victimes. A moins d'un coup qui parte de loin avec un Voeckler, un Chavanel ou un Dessel.