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Un rêve couleur arc-en-ciel

Thor Hushovd, champion du monde en titre

Thor Hushovd, champion du monde en titre - -

Cavendish, Gilbert, Hushovd, ils rêvent tous du maillot arc-en-ciel de champion du monde ce dimanche à partir de 10h près de Copenhague. Mais les trouble-fête de cette course promise aux sprinteurs sont nombreux. A commencer par les Français, emmenés par Voeckler...

Un titre promis aux sprinteurs ?

Les spectateurs qui auront pris leur place près de la ligne d’arrivée à Rudersdal, dans la banlieue de Copenhague, devraient être gâtés. Comme lors des épreuves féminines et espoir, c’est en effet à cet endroit que devrait se jouer le titre mondial chez les hommes. En dehors d’un long faux-plat montant en fin de parcours, aucune difficulté majeure n’est à signaler sur la boucle de 14 km (266 km au total). Autant dire que les sprinteurs sont dans les starting-blocks. « C’est un parcours pour eux », soupire le Français Sylvain Chavanel. Les Allemands auront un beau coup à jouer avec Greipel, Degenkolb et Kittel. Champion du monde en titre, le Norvégien Thor Hushovd tentera de conquérir un deuxième titre consécutif, un exploit qui n’a pas été réalisé depuis l’Italien Paolo Bettini (2006 et 2007). Si l’Américain Tyler Farrar et le Slovaque Peter Sagan seront surveillés de près, tous les regards se tourneront vers le Britannique Mark Cavendish, considéré comme le meilleur sprinteur du monde.

Philippe Gilbert peut-il le faire ?

C’est le coureur de l’année. Le Belge pèse à lui seul 18 victoires en 2011 ! Mais le coureur de la formation Omega Pharma n’est pas rassasié. Et il rêve du maillot arc-en-ciel. Dans les rues de Rudersdal, son nom, comme celui de Mark Cavendish, revient systématiquement dès qu’il s’agit d’établir un pronostic. « Beaucoup citent Philippe Gilbert, confirme Sylvain Chavanel. Mais je pense que ça ne va pas être facile pour lui sur ce parcours. » Porteur du maillot jaune lors de la première étape du Tour de France 2011, celui qui a trusté toutes les classiques des Ardennes avait tenté une échappée il y a un an aux Mondiaux de Geelong, en Australie. En vain. Il devrait à coup sûr tenter quelque chose ce dimanche. Et si 2011 était vraiment son année ?

Voeckler peut-il créer la surprise ?

Le héros du dernier Tour de France assure ne pas y penser. Avec un petit bémol : « Jusqu’à présent, j’ai fait des choses dont je ne me croyais pas capable, développe le leader de l’équipe tricolore. Je ne pars jamais battu au départ d’une course. Le parcours n’est peut-être pas pour moi mais ce n’est pas pour ça que je ne vais pas essayer de tenter quelque chose ! » Impossible n’est pas Voeckler ? Le Tour de France, qu’il a fini à la 4e place après avoir porté héroïquement le maillot jaune pendant dix étapes, pourrait le laisser penser. Le sélectionneur, Laurent Jalabert, y croit : «Tant qu’il n’a pas franchi la ligne d’arrivée, Thomas est capable de tout. Il est imprévisible. Et puis il a un rôle fédérateur. Ne pas être à la hauteur sur ce circuit l’a inquiété. Mais il a un rôle complémentaire à jouer. Et puis il a pris une autre dimension depuis le Tour. »