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Voeckler : « Je n’exige rien »

Thomas Voeckler, ici avec Laurent Jalabert

Thomas Voeckler, ici avec Laurent Jalabert - -

Thomas Voeckler prendra dimanche le départ du Championnat du monde à Valkenburg (Pays-Bas) dans la peau du leader de l’équipe de France. Un rôle qui lui tient tout particulièrement à cœur et qu’il assume sans excès de confiance.

Thomas Voeckler, dans quel état d’esprit abordez-vous ces Championnats du monde ?

Motivé ! On le serait à moins. C’est vrai que j’ai été désigné leader. Ça implique des responsabilités. Un statut que je me sens prêt à assumer. Mais on est neuf coureurs. Ça ne veut pas dire qu’il y aura huit coureurs à mon service et qu’il n’y a que moi dans l’équipe. Si les circonstances et le déroulement de la course l’imposent, ça sera à moi d’assumer en fin de course. Mais il est clair qu’on n’est pas dans une équipe où il y a un coureur qui est le meilleur du monde puis les huit autres qui vont travailler pour lui. L’équipe de France ce n’est pas ça. Je n’exige rien. Les autres coureurs ne sont pas là pour être à mon service. Si j’ai besoin d’un coup de main, ça sera à moi d’assumer puis de leur demander, mais je ne réclame pas un sacrifice.

Avec une équipe montée autour de vous, un parcours qui semble vous convenir, est-ce la « chance de votre vie » sur ce Championnat du monde ?

Je n’ai pas envie de dire ‘‘la chance de ma vie’’. Je n’ai pas envie de dire ‘’la chance de ma carrière’’, parce que je ne prends pas ma retraite à la fin de l’année. Par contre, c’est clair que c’est la première fois que je suis dans de telles dispositions pour aborder un Championnat du monde. Même si huit coureurs ne sont pas là pour se sacrifier à 100 % pour moi, si les conditions l’exigent, ça sera le cas. C’est la première fois que j’aborde un Championnat du Monde dans ces dispositions, que ce soit en termes de parcours, de conditions physiques, de capital confiance. Ça ne veut pas dire que ça marchera, mais c’est la première fois que c’est le cas.

« Faire du mieux pour le pays »

Sentez-vous une équipe soudée autour de vous ?

Ce n’est pas mon travail, c’est celui du sélectionneur de faire en sorte que l’équipe soit soudée. Quand la sélection est sortie de manière officielle, on a discuté sur les courses où on s’est vu. Mais avec ces gars, on se connait, on se voit toute l’année. En revanche, on n’a qu’un rassemblement dans l’année en trois jours. On ne peut pas faire de miracle non plus. Il y a quelques années, si tu m’avais dit ‘’tu viens en Championnat du monde, le leader ça sera untel, il faudra bosser pour lui, mais ça ne t’empêche pas de jouer ta carte’’, je pense que j’aurais accepté de bon cœur. C’est simplement aimer le vélo et faire au mieux pour le pays.