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Contador, le retour du roi

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De retour après six mois de purgatoire, Alberto Contador, très offensif depuis le début de la Vuelta, a démontré en quatre jours qu’il faudra bien compter avec lui pour la victoire finale.

Quelques coups de pédale et déjà en haut de l’affiche. Wiggins et ses impeccables rouflaquettes n’ont qu’à bien se tenir. Alberto Contador est de retour et entend bien reprendre son trône de boss du cyclisme mondial au nez de l’impétrant britannique. A l’heure d’avaler ses premiers kilomètres sur la Vuelta, l’Espagnol de 29 ans promettait « de se sa battre pour la victoire ». Après quatre jours de course, il a démontré que les jambes étaient affûtées et l’esprit conquérant. Son sprint pour aller chercher une petite seconde de bonification n’était pas passé inaperçu lors de la 2e étape. Sa série d’attaques lundi dans la montée finale encore moins.

Ce mardi, Contador a de nouveau fait la course aux avant-postes, terminant dans la roue de son principal rival Christopher Froome. Au général, l’Espagnol pointe désormais à la 3e place, à 5 secondes du leader Joaquim Rodriguez. « Il est content et toute l’équipe (Saxobank) l’est aussi, a confié son porte-parole Jacintho Vidarte sur RMC. Il est en forme. On doit encore attendre pour dire s’il est à son meilleur niveau. Pour l’instant, il roule comme il faut. Il s’est bien entraîné ces derniers mois. Il a fait un travail sérieux. On voit le résultat. »

Vidarte : « Oui, il a pensé à abandonner le vélo »

Suspendu le 6 février dernier pour son contrôle positif au clembutérol sur le Tour de France 2010, Contador a été sevré de compétition six mois durant. Une période pendant laquelle il s’est beaucoup entraîné. Au contraire de Froome qui n’a reconnu aucune étape de cette Vuelta, Contador en connait les moindres bosses et bordures. Touché dans sa fierté, l’Espagnol, dont la mise en jambe avant le départ à Pampelune se limitait aux sept étapes de l’Eneco Tour, a chassé ses fantômes en attaquant dès les premiers pourcentages. Il fallait bien ça pour exorciser deux années de frustration.

« Oui il a pensé à abandonner le vélo, glisse Vidarte. Il l’avait dit et c’était sérieux. Ce n’était pas une boutade. Ça a été difficile. Mais il est soulagé aujourd’hui. Ce qu’il aime, c’est courir, faire du cyclisme et profiter de la course et de la compétition. » Et le meilleur reste à venir pour un Contador qui prédisait avant le départ : « Mes adversaires seront peut-être plus forts que moi au début mais je peux être plus frais à la fin. » S’il a vu juste, l’Espagnol ne sera pas loin d’aligner un deuxième Tour d’Espagne à son palmarès, après son succès en 2009.

S.R