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Contador s’approche du but

L'Espagnol en jaune avant la dernière étape

L'Espagnol en jaune avant la dernière étape - -

Ça devait être l’étape reine de ce Paris-Nice. Finalement la journée de samedi a accouché d’un coup pour rien au classement général. Et c’est l'Espagnol Xavi Tondo qui en profite pour s’imposer à Tourettes-sur-Loup.

Dans ce Paris-Nice, il y a les Espagnols (cinq parmi les sept premiers du général) et Peter Sagan. Une nouvelle fois placé (deuxième) au terme de la 6e étape de la Course au Soleil, le Slovaque n’a rien pu faire à Tourettes-sur-Loup. Les cadors du peloton non plus. Attendus pour la victoire, les Espagnols Luis Leon Sanchez (Caisse d’Epargne), Alejandro Valverde (Caisse d’Epargne) ou encore Alberto Contador (Astana) se sont fait coiffer par un de leur compatriote. C’est finalement Xavier Tondo qui s’est imposé samedi. Parti avec un groupe de 22 autres coureurs, l’homme de la Cervélo a tenu 180km en tête pour finalement gagner en solitaire avec 5’’ d’avance sur le peloton.

Dans les rangs d’Astana on se frotte les mains de ce statu quo. Leader avant cette journée, Alberto Contador conserve les commandes du classement. Mais ce ne sont plus 20 secondes qui le séparent de son compatriote Alejandro Valverde, mais bien 14. Deuxième samedi, Valverde a réglé le peloton et ainsi glané des précieuses secondes avant l’arrivée à Nice aujourd’hui. Mais pourquoi ne pas être allé chercher le groupe de tête pour tenter un coup dans la montée du Col de Vence ? « Ce n’est pas qu’on ne voulait pas rentrer plus vite sur l’échappée, c’est qu’on ne pouvait pas, tempère Yvon Ledanois, son directeur sportif. Ça roulait très vite devant. Et pourquoi attaquer dans le col, alors que Contador n’était pas esseulé. »

Car on savait la formation Astana insuffisamment armée pour imprimer son tempo pendant la totalité de ce Paris-Nice, mais les évènements ont finalement donné raison à Yvon Sanquer qui a parfaitement su gérer les forces de son équipe. « Le bilan est relativement satisfaisant. Il reste un bout de route à faire. On garde le même mot d’ordre : de la concentration et de la volonté pour arriver au bout », prévenait le manager d’Astana avant la dernière étape. Déjà vainqueur en 2007, Contador possède toutes les cartes en main pour imprimer un peu plus la marque des Espagnols en ce début de saison. Et lancer un message fort à des adversaires concentrés sur sa prestation.

Pierrick Taisne et Fred Adam