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Contador voit double

Même encore diminué après sa chute, l'Espagnol n'a pas manqué l'occasion de faire parler ses talents de grimpeurs lors de la côte de Croix-Neuve

Même encore diminué après sa chute, l'Espagnol n'a pas manqué l'occasion de faire parler ses talents de grimpeurs lors de la côte de Croix-Neuve - -

La vedette espagnole d’Astana ne s’est pas contentée de remporter la quatrième étape de Paris-Nice ce jeudi. Elle a aussi ravi le maillot jaune à l’Allemand Jens Voigt.

Alberto Contador franchissant la ligne d’arrivée de Mende, terminus de la quatrième étape de Paris-Nice. Le buste droit sur le vélo, la main en forme de pistolet. L’image ne vous rappelle rien ? Il y a trois ans, en 2007, l’Espagnol avait déjà faussé compagnie au peloton pour l’emporter ici. A l’époque, Contador avait fini par remporter l’épreuve. Bis repetita cette année ? « Non, non, Paris-Nice ne fait que commencer, tempère aussitôt l’intéressé. Il reste encore du chemin et des étapes très dures. »

Hier, la star espagnole d’Astana a fait ce que l’on attendait de lui. Et ce qu’il sait faire de mieux : être présent au rendez-vous des grimpeurs. C’est à 1,5 kilomètre de l’arrivée, dans la côte de la Croix Neuve - rebaptisée montée Laurent Jalabert - et ses 10,1 % de pente que l’Ibérique a frappé. Plus fort que Christophe Le Mevel (Française des Jeux), le premier pourtant à sonner la charge. Contador ne lâche rien et s’impose devant deux compatriotes, Samuel Sanchez (Euskatel) et Alejandro Valverde (Caisse d’Epargne).

Contador pas au mieux

Le grand perdant de la journée n’est autre que l’Allemand Jens Voigt. Visage marqué par le froid, le doyen de Paris-Nice n’a pas pu suivre la cadence de Contador. Relégué à 34 secondes, l’Allemand, 38 ans, cède logiquement son maillot jaune. « Alberto a réalisé une belle montée dans des conditions difficiles, commente Yvon Sanquer, le manager d’Astana. Ce n’était pas évident. »

Le Français pense forcément à la chute de son coureur, blessé à la cuisse gauche à trois kilomètres de l’arrivée de la première étape. « J’étais bien, mais pas super-super non plus, reconnaît Contador. Etre leader est une bonne chose. Mais il est beaucoup plus difficile d’être dans cette position qu’en embuscade à quinze ou vingt secondes du leader. » Qu’à cela ne tienne. Avec le coup double réalisé hier, le voilà plus que jamais favori pour la victoire finale.

A.D. avec F.A. (RMC Sport)