RMC Sport

Coronavirus: Madiot ne voit pas le Tour de France avoir lieu en juin-juillet

Malgré l'épidémie de coronavirus, le Tour de France reste pour l'instant maintenu à ses dates initiales, du 27 juin au 19 juillet. Marc Madiot, manager général de la formation Groupama-FDJ, n'imagine toutefois pas l'épreuve débuter avant le mois d'août.

Il continue de faire de la résistance. Alors que l'Euro de football et les Jeux olympiques de Tokyo ont déjà été reportés d'une année en raison de l'épidémie de coronavirus, le Tour de France reste le dernier grand événement sportif prévu cet été à ne pas avoir été repoussé. Il pour l'instant maintenu à ses dates initiales, du 27 juin au 19 juillet. Mais pour Marc Madiot, manager général de la formation Groupama-FDJ, voir cette 107e édition se disputer avant le mois d'août semble peu probable.

"Il faut plutôt espérer une régulation de l'état sanitaire pour envisager un Tour de France dans les meilleures conditions possibles dans un temps assez proche, mais je n'y crois pas pour la fin du mois de juin et de juillet. Je pense que ce sera plus tard dans l'été. Il faut d'abord sortir de la période que nous connaissons et envisager un calendrier qui pourrait permettre aux athlètes de s'entraîner et de se remettre en condition pour participer à un éventuel Tour de France", a-t-il rappelé ce dimanche sur franceinfo. Le mois dernier, la ministre des Sports Roxana Maracineanu avait évoqué la possibilité d'un Tour de France à huis clos.

Un huis clos "difficile à envisager"

Une hypothèse depuis balayée par Christian Prudhomme, directeur de l'épreuve, et qui n'emballe pas franchement non plus Marc Madiot. "Un huis clos total par rapport au public cela me paraît difficile à envisager notamment dans la partie technique de cette mise en place. Il me semble difficile, et délicat sur 4.000 km de course, d'empêcher la présence du public à un moment ou à un autre", a-t-il indiqué. En attendant la reprise des courses, toutes suspendues jusqu'au 1er juin par l'Union cycliste internationale, le patron de l'équipe menée par Thibaut Pinot espère que ses coureurs pourront à l'avenir être autorisés à sortir s'entraîner dans le cadre de leur profession.

"Il faut lever les ambiguïtés. Il n'est pas question d'aller se balader pour faire du vélo. On parle de travail pour des professionnels dont c'est le métier", a-t-il expliqué. Leur programme se résume pour l'instant à du travail physique et des séances sur home trainer.

RR