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De l’or pour Kwiatkowski, des regrets pour les Bleus

Michal Kwiatkowski

Michal Kwiatkowski - AFP

Michal Kwiatkowski a remporté ce dimanche la course en ligne des Mondiaux de Ponferrada. A 24 ans, le Polonais offre un titre inédit à son pays. Incapables de s’organiser dans le final, Nacer Bouhanni et les Français peuvent nourrir de des regrets.

Tout s’est joué dans les cinq derniers kilomètres. Au sommet du Mirador, la dernière difficulté de la journée. C’est là que Michal Kwiatkowski a déclenché son effort pour larguer tout le monde et filer vers la victoire sur le bitume détrempé de Ponferrada. Malgré la pression de plusieurs coureurs, dont l’Australien Simon Gerrans et l’Espagnol Alejandro Valverde, qui complètent le podium, le Polonais a tenu bon jusqu’au bout pour remporter la course en ligne des Mondiaux.

A 24 ans, le troisième meilleur jeune du dernier Tour de France décroche la première grande victoire de sa carrière. Et offre à son pays un titre inédit, une semaine après le sacre mondial de ses volleyeurs. Au terme d’une course de 254,8 km, répartis en quatorze tours de circuit, perturbée par les intempéries, le coureur d’Omega Pharma-Quick Step peut savourer son exploit. Un sourire radieux qui contraste avec la tête basse des Français. Malgré un scénario idéal, les hommes de Bernard Bourreau n’ont pas réussi à faire corps pour mener l’un des leurs vers un sacre qui les fuit depuis Laurent Brochard en 1997.

Bouhanni trop esseulé

Pourtant en jambes ce dimanche, Nacer Bouhanni, qui échoue à la 10e place, n’a pas bénéficié du soutien nécessaire pour aller accrocher le podium. Dommage. « On joue la victoire du sprinter ou on ne la joue pas, peste Cyrille Guimard, membre de la Dream Team RMC Sport. Il fallait que tous les Français restent avec Bouhanni, fassent la descente à bloc et Bouhanni aurait été champion du monde. Je suis déçu. Une occasion comme ça, on en a une tous les 25 ans ! Il ne faut pas faire des discours qu’on ne met pas en application derrière. Si Bouhanni est bien, il parle et on reste avec lui jusqu’au sommet de la dernière bosse. Et après, avec Gallopin et les autres coureurs français, on embraye dans la descente et on va chercher le titre. » Au final, la place de meilleur Français revient à Tony Gallopin, 6e, dans la roue des leaders. De quoi accentuer un peu plus les regrets bleus.

A.J.