RMC Sport

Dernier joker pour Armstrong

Lance Armstrong

Lance Armstrong - -

Alors que la deadline venait d’expirer, l’USADA à accordé à Lance Armstrong un délai supplémentaire de 15 jours pour lui fournir des détails sur son système de dopage mis sur pied durant sa carrière. En jeu : un allègement de sa suspension à vie de toute compétition sportive.

On pensait l’affaire pliée. Rideau définitif sur une seconde carrière potentielle en triathlon ou course à pied. En ne daignant pas honorer le rendez-vous fixé au plus tard le 6 février par l’USADA et son big boss, Travis Tygart, afin de prolonger ses aveux amorcés sur le divan télévisuel d’Oprah Winfrey, Lance Armstrong pouvait faire une croix sur un éventuel allégement de sa suspension à vie de toute compétition sportive.

Finalement, et dans un communiqué qui tient en 8 lignes, l'agence antidopage américaine a indiqué qu'elle accordait 15 jours supplémentaires au Texan pour « faire partie de la solution et aider au nettoyage du cyclisme ». Car selon elle, l'ancien coureur aurait toujours l'intention de collaborer et de lâcher des (tous les ?) détails sur son système de dopage ultra-sophistiqué mis en place durant son règne sans partage sur le Tour de France.

Une question de « vie ou de mort »

Actuellement à Hawaii où il tente de se ressourcer en famille, Armstrong avait indiqué par la voix de ses avocats ne pas pouvoir se rendre sur le continent en raison de problèmes d’organisation et de logistique. Enième bobard, pensait-on ? Pas si sûr car le septuple vainqueur déchu du Tour a affirmé vouloir vraiment coopérer avec les instances antidopage. Une question de « vie ou du mort » pour le plus grand tricheur de l’histoire du sport. Dingue de sport et d’activité physique en général, l’ancien coureur entretient, en effet, toujours le mince espoir de faire lever sa radiation à vie décrétée par l'USADA cet automne. Une réduction de peine qui passe impérativement par ses confessions intimes.

G.M.