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Giro : une autre affaire avant le sacre de Quintana

Nairo Quintana (Movistar)

Nairo Quintana (Movistar) - -

Déjà entachée par la vraie-fausse neutralisation dans la descente du Stelvio, l’équité sportive a été bafouée samedi à trois kilomètres de l’arrivée au sommet du terrible Zoncolan. Un spectateur a faussé les chances de l’Italien Bongiorno.

Nairo Quintana et des faits de course... Les deux enseignements de ce Giro 2014. Un peu moins d’un an après s’être révélé sur le Tour de France, l’enfant des hauts plateaux colombiens a confirmé son exceptionnelle aptitude en altitude. A Trieste, au bout de la 21e et dernière étape de ce Tour d’Italie, il ajoutera une première ligne de grande valeur à son palmarès. Mais le sacre annoncé du grimpeur de la Movistar, clairement le plus fort sur les routes transalpines, s’accomplit avec en toile le fond la faculté du Giro à se mettre des bâtons dans les roues.

Il y a eu l’étape de Bari, en première semaine, boycottée par le peloton à cause de la pluie qui avait rendu la chaussée très glissante et finalement remportée par le Français Nacer Bouhanni, l’un de ses trois succès. Il y a eu, surtout, l’affaire de la descente du col du Stelvio, enneigée et faussement neutralisée. Le jour de sa prise de pouvoir, Nairo Quintana a été accusé d’en avoir profité. Et puis il y a eu, ce samedi, à la veille de l’arrivée du Giro, la bêtise d’un spectateur dans la terrible pente du Monte Zoncolan.

Deux Colombiens aux deux premières places

Un jeune Italien est alors aux avant-postes, à trois kilomètres de l’arrivée, en compagnie de Michael Rogers (Tinkoff-Saxo). Il a 23 ans, s’appelle Francisco Manuel Bongiorno, appartient à la modeste équipe Bardiani CSF. Sa victoire aurait pu être un bel évènement. Mais la chance d’en découdre dans les derniers mètres avec l’Australien lui a été volée. Poussé dans le dos par ce spectateur, il a touché la roue arrière de son adversaire et a dû mettre le pied à terre.

Déjà vainqueur à Savone (11e étape), Michael Rogers a donc doublé la mise. Nairo Quintana, serein, montera sur la plus haute marche du podium ce dimanche à Trieste. Encadré par un autre Colombien, Rigoberto Uran (OPQS), 2e à 3’07, et l’Italien Fabio Aru (Astana), 3e à 4’04. Le Français Pierre Rolland (Europcar), 4e à 5’46, obtiendra le meilleur classement final de sa carrière sur un grand Tour. Mais la légende du Giro se serait bien passée de ces mésaventures…

La rédaction