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Hamilton charge Armstrong

Un an après Landis, c'est au tour d'un autre ancien coéquipier d'Armstrong d'accuser l'Américain de dopage

Un an après Landis, c'est au tour d'un autre ancien coéquipier d'Armstrong d'accuser l'Américain de dopage - -

Un an après les attaques de Floyd Landis, c’est un autre ancien coéquipier de Lance Armstrong du temps de l’US Postal qui accuse le septuple vainqueur du Tour de France de dopage.

Ce n’est pas le dernier venu en matière de dopage, mais Tyler Hamilton, ancien coureur de l’US Postal condamné en 2009, vient de porter un coup sérieux à la défense de Lance Armstrong. En déclarant jeudi sur la chaine CBS qu’il avait vu le septuple vainqueur du Tour de France s’adonner aux pratiques dopantes, l’Américain est venu corroborer les accusations lancées en 2010 par Floyd Landis. « J'ai vu (de l'EPO) dans son réfrigérateur. J'ai vu (Armstrong) se l'injecter, plus d'une fois, a déclaré Hamilton dans l’émission « 60 minutes ». (S'injecter de l'EPO) Nous l'avons tous fait. Je l'ai fait, à de nombreuses reprises. Lui a pris ce que nous prenions tous. L’EPO... testostérone... transfusion sanguine. » L’attaque intervient alors que le coureur a admis pour la première fois s’être lui-même dopé.

En mai 2010, Landis avait affirmé qu’Armstrong se dopait du temps où les deux coureurs étaient partenaires de l’US Postal entre 2002 et 2005. Landis, qui s’est vu retirer la victoire sur l’édition 2006 de la Grande Boucle pour dopage à la testostérone, avait ouvert la voie à une enquête des autorités fédérales américaines. La procédure menée par la Food and Drug Administration, qui cherche à savoir si le coureur a détourné des fonds de l’US Postal, multiplie depuis les auditions de témoins aux Etats-Unis et à l’étranger (France, Italie). Parmi eux, Hamilton appelé à témoigner en 2010.

Armstrong dément

Comme il le fit contre Landis, Armstrong, aujourd’hui à la retraite, à balayé les accusations de son ex-coéquipier. Sur Twitter, le Texan de 39 ans a écrit : « 20 ans de carrière. 500 contrôles partout dans le monde, en compétition et en dehors. Pas un résultat positif. Tout est dit. » Jusqu’à présent l’UCI n’a jamais soutenu Landis dans sa démarche, ce dernier n’ayant pas hésité à parler de collusion d’intérêts entre l’instance internationale et le coureur. Va-t-il en être de même avec Hamilton ?

Louis Chenaille