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Le « gros » Cav vous salue bien

Et de deux pour Cavendish qui quitte le Giro sur un succès à Ravenne

Et de deux pour Cavendish qui quitte le Giro sur un succès à Ravenne - -

Le sprinter de la HTC s’est imposé jeudi entre Castelfidardo et Ravenne, dernière étape de plat avant l’arrivée vendredi dans les Dolomites. Critiqué par Cipollini pour son embonpoint, Mark Cavendish quitte l’épreuve sur deux victoires d’étapes.

C’était la dernière occasion pour les sprinters de se montrer sur ce 94e Giro. Alors que le Tour d’Italie aborde à partir de vendredi la haute montagne avec les Dolomites, on attendait de cette 12e étape un duel entre Alessandro Petacchi (Lampre) et Mark Cavendish (HTC-Columbia). Et c’est l’express de l’Île de Man qui s’est imposé grâce à un très bon travail de son poisson pilote, Mark Renshaw (9e de l’étape).
Le « Cav » termine devant Davide Appollonio (Sky) et Alessandro Petacchi aux termes d’un sprint d’une dizaine de coureurs, après qu’une chute à deux kilomètres de l’arrivée eu fait exploser le peloton. « Il a fallu faire le boulot parce que personne ne voulait prendre de risque, mes coéquipiers ont fait un super travail », s’est réjouit l’Anglais, patron d’une équipe HTC qui compte désormais trois succès sur ce Giro. Cavendish, critiqué récemment par l’ex-champion Mario Cipollini pour son embonpoint et pour ses manières, fait un beau pied de nez à ses détracteurs. Le sprinteur britannique quitte le Tour d’Italie sur un succès probant, son second après sa victoire à Teramo dans la 10e étape.

L'heure du duel Contador-Nibali a sonné

Un départ annoncé alors que l’épreuve aborde la haute montagne. Neuf étapes, à commencer par vendredi avec les Dolomites, durant lesquelles les regards vont se braquer sur Alberto Contador. Le leader au général comptera sur sa formation Saxo Bank pour le protéger des attaques de Vincenzo Nibali (Liquigas), chouchou du public transalpin, pointant à la 3e place (+1’21). Dans le rétroviseur de l’Espagnol également, Michele Scarponi (Lampre), 4e (+1’28), et un autre Espagnol Igor Anton (Euskatel), 11e (+2’21). On va voir si la leçon infligée par Contador sur l’Etna, dimanche dernier, aura laissé des traces.

Louis Chenaille