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Les grands d’Espagne veulent dicter leur loi

Le dernier vainqueur du Tour de France sera l'un des grands favoris de Paris-Nice

Le dernier vainqueur du Tour de France sera l'un des grands favoris de Paris-Nice - -

Alberto Contador, Alejandro Valverde et Luis Leon Sanchez sont les grands favoris de la Course du Soleil qui débute ce dimanche à Montfort l’Amaury.

Au petit jeu des favoris, trois coureurs se dégagent pour l’édition 2010 de Paris-Nice : Alberto Contador (Astana), vainqueur en 2007, Luis Leon Sanchez (Caisse d’Epargne) couronné l’an passé auxquels il convient d’ajouter Alejandro Valverde, le sulfureux leader de la Caisse d’Epargne. Pour compléter ce tableau très ibérique, le Galicien Oscar Pereiro secondera Contador chez Astana et l’Asturien Samuel Sanchez (Euskaltel) fera figure d’outsider.

Alberto Contador fait évidemment figure d’épouvantail sur les routes françaises. « On le dit moins affûté mais je n’en suis pas sûr, prédit son ancien directeur sportif, Alain Galoppin désormais chez RadioShack. J’attends de le voir. Il a gagné le tour d’Algarve il y a deux semaines en étant à 80% de ses possibilités. Sachant comment il travaille, il a dû progresser depuis. Il va être très fort sur Paris Nice. » Face à lui, Alejandro Valverde ou Luis Leon Sanchez, associés sous les couleurs de la Caisse d’Epargne, lui livreront un terrible mano a mano. Reste à déterminer lequel des deux endossera le costume de leader.

Une chose est sûre, il y a longtemps que Paris-Nice n’avait attiré une telle armada espagnole. « Traditionnellement, les Espagnols sont de grands grimpeurs et ne sont pas forcément prêts en début de saison, précise Alain Gallopin. Mais, maintenant, ils ont des puncheurs comme Contador ou Valverde, prêts dès le début de saison. Ils n’ont plus le Tour d’Espagne à préparer pour le mois d’avril. Ça change tout. »

« Les première étapes seront très piégeuses »

Alors que Lance Armstrong et Bradley Wiggins ont privilégié le Tour de Murcie, la colonie espagnole a donc préféré s’étalonner sur les 1300 kilomètres de Paris-Nice, véritable coup d’envoi pour la préparation du Tour de France. « A l’image d’un Miguel Indurain, vainqueur en 1989 et 1990, souligne Yvon Ledanois, directeur sportif à la Caisse d’Epargne, les Espagnols viennent ici pour gagner. Leur réservoir de coureurs est excellent. Mais la course n’est pas jouée pour autant. Je pense même que les premières étapes seront très piégeuses et moins propices aux Espagnols qu’aux autres. »

A Frank Schleck, Levi Leipheimmer ou encore Sylvain Chavanel d’en profiter sous peine de voir une nouvelle fois flotter bien haut le drapeau espagnol sur les bords de la Méditerranée.

La rédaction