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Monier ouvre son compteur

Passé professionnel en 2004, le coureur de Cofidis a dû attendre six longues années pourn signer sa première victoire.

Passé professionnel en 2004, le coureur de Cofidis a dû attendre six longues années pourn signer sa première victoire. - -

Le Français Damine Monier (Cofidis) a remporté mercredi la 17e étape du Giro. Sa première victoire après six ans de carrière professionnelle.

Au bout de l’effort, il s’est assis sur le bitume pour retrouver son souffle et tenter de réaliser. Sélectionné de dernière minute pour le Giro, Damien Monier (Cofidis) vient de signer le premier succès d’une carrière professionnelle entamée en 2004. « Enorme !, lâche l’Auvergnat de 27 ans, vainqueur à Peio Terme, sommet de la 17e étape. J’en ai tellement rêvé de cette victoire. Je sentais que je finissais fort cette dernière semaine. C’est aussi génial pour l’équipe, qui a été à l’attaque depuis le début. »

Cofidis, qui ne s’était jamais imposé sur les routes du Tour d’Italie, voit ainsi récompensé son soutien sans faille à un coureur au parcours chaotique. « Il a fallu être très patient avec lui, a raconté le manager général de l’équipe nordiste, Eric Boyer. On a discuté longuement pour lui faire comprendre qu’il avait des possibilités. Damien est très timide, réservé, voire solitaire. Il a mis du temps à trouver sa place dans l’équipe. Ensuite, il a dû apprendre le flair, la lecture de la course. On a parfois craqué mais c’est la concrétisation d’un long travail de l’ombre. »

Sur ses gardes dès le départ de Brunico Bruneck, Monier s’est d’abord immiscé dans le bon coup de la journée, formé au 54e kilomètre. Le groupe de dix-neuf fuyards s’est ensuite réduit à trois membres. Jusqu’à l’envol dans l’ascension final de Monier, vainqueur devant l'Allemand Danilo Hondo (Lampre) et le Néerlandais Steven Kruijswijk (Rabobank).

Douze jours après Jérôme Pineau (Quick Step), un deuxième Français a donc franchi mercredi la ligne d’arrivée en tête. Le cyclisme hexagonal n’avait plus été à pareille fête de l’autre côté des Alpes depuis les victoires de Virenque et Jalabert en 1999.

Dix minutes après Monier, les favoris se sont suivis à quelques secondes d’intervalle. Pas de quoi bouleverser le général où l’Espagnol David Arroyo (Caisse d'Epargne) s’accroche à son maillot rose, quatre jours avant l’arrivée à Vérone.

S.C.