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« On veut se payer la tête de Contador »

Dans l'entourage de Contador, on affirme que l'AMA veut la peau du coureur

Dans l'entourage de Contador, on affirme que l'AMA veut la peau du coureur - -

La presse ibérique annonce que le triple vainqueur du Tour de France devrait être suspendu un an par sa fédération après son résultat anormal au Clenbutérol. Le clan Contador est partagé entre déception et méthode Coué.

Alberto Contador devrait, ce jeudi, être suspendu un an par la Fédération espagnole de cyclisme dans l’affaire de son résultat anormal au Clenbutérol. L’info a été révélée mardi par la presse espagnole. « J’ai le sentiment que l’AMA veut sanctionner toute personne (qui présente du Clenbutérol dans ses urines), même si cette personne n’est pas coupable, déclare Douwe de Boer, un des experts ayant construit la défense du coureur espagnol. Je suis très déçu. J’ai l’impression que l’AMA essaie d’orienter la décision, même si officiellement ce sont les Espagnols qui gèrent le dossier. On veut se payer la tête de Contador. »
Dans l’entourage immédiat du triple vainqueur de la Grande Boucle, on fait comme si rien n’était. « On attend la décision, mais on est confiant comme on l’a été depuis le début de cette affaire, nous a-t-on affirmé. On sait qu’il s’agit d’un accident lié à une contamination alimentaire, après ce que sort la presse à Madrid… » Depuis dimanche, Contador participe à Majorque à son second stage avec sa nouvelle équipe, Saxo Bak-SunGard, et ce jusqu’au 2 février.

L’UCI n’a pas encore répondu à la Fédération espagnole

A l’UCI, on indique seulement ne pas avoir encore répondu à la demande de la RFEC d’obtenir un avis sur une étude scientifique versée au dossier de la défense du coureur. « On a dû traduire 500 pages en espagnol présentant trois cas de figure possible pour la présence de Clénbutérol (injection, micro doses et contamination) », nous a-t-on expliqué. « S’ils rendent leur décision jeudi ou vendredi, ce sera donc sans tenir compte de notre avis. »
Preuve que les Espagnols veulent se débarrasser de la « patate chaude Contador ». Une fois la décision communiquée, la RFEC devra adresser ses motivations à Contador, à l’UCI et à l’AMA. C’est une fois ce document entre les mains des différentes parties, que ces dernières disposeront d’un mois pour saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Louis Chenaille