RMC Sport

Paris-Nice : Voeckler, un coéquipier (presque) anonyme

Thomas Voeckler

Thomas Voeckler - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Après un début d’année perturbé par une blessure à la clavicule, Thomas Voeckler n’est pas en mesure de lutter sur Paris-Nice. Loin des leaders, le coureur d’Europcar en profite aider les jeunes de son équipe.

Il a passé la semaine en queue de peloton, à profiter du soleil et du paysage. Parfois avec les retardataires. Mais toujours avec le sourire, malgré une frustration légitime. Freiné dans sa préparation suite à un accident et une fracture de la clavicule en janvier (il s’est fait percuter par une voiture lors d’un entraînement avant le Tour Down Under en Australie), Thomas Voeckler, 34 ans, traverse la 72e édition de Paris-Nice dans la peau d’un anonyme. « Il faut l’accepter, glisse le coureur d’Europcar. Je n’ai plus 20 ans. Il me faut du temps pour retrouver de la condition. Je ne suis pas à la rue mais je ne suis pas non plus à mon meilleur niveau. J’ai un petit peu de mal, mais ce n’est pas surprenant. »

Après trois semaines d’arrêt et un petit Tour méditerranéen dans les jambes, le champion de France sur route (2004, 2010) est toujours convalescent. Au terme des cinq premières étapes, il pointe à la 118e place du général, à 17’42 du maillot jaune Geraint Thomas (Sky). A l’exception d’une tentative d’échappée ce jeudi, lors de la 5e étape entre Crèches-sur-Saône et Rive-de-Gier, Voeckler accepte globalement son sort sur la « course au soleil ». L’épreuve semblait pourtant taillée pour lui cette année, sans contre-la-montre ni grosse arrivée en altitude. Mais quand les jambes ne suivent pas…

Flickinger : « Ne jamais enterrer un coureur comme lui »

« Après sa blessure à la clavicule la saison dernière (lors de l’Amstel Gold Race), il était bien revenu, observe Andy Flickinger, le directeur sportif d’Europcar. Mais malheureusement, il a eu le contrecoup de tous ses efforts. J’espère maintenant que ses petits pépins sont derrière et qu’il va pouvoir retrouver son niveau assez rapidement. Il ne faut jamais enterrer un coureur comme lui. » En attendant de revenir dans la lumière, l’Alsacien profite de sa méforme pour se mettre au service des jeunes de son équipe, à l’image de Bryan Coquard.

« Il a envie de passer le pouvoir au sein de l’équipe pour que des coureurs puissent se révéler, assure Flickinger. Il a toujours eu de bons rapports avec les jeunes. Ce n’est pas quelqu’un de jaloux. Il a fait sa carrière, il veut la poursuivre, mais s’il peut apprendre aux autres, il le fera. » Après avoir rejoint la Côte d’Azur, Voeckler sera au départ du Tour de Catalogne à la fin du mois. Le reste de son programme dépendra de son état physique. Sachant que son principal objectif reste le Tour de France 2014, avec la ferme intention d’oublier ses déboires de l’édition précédente.

A lire aussi :

>> Paris-Nice : Betancur menace Thomas

>> Et pendant ce temps-là, Froome soigne ses bobos

>> Chavanel, les moyens de ses ambitions

Alexandre Jaquin avec Georges Quirino