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Baugé n’a toujours pas digéré

Grégory Baugé

Grégory Baugé - -

Champion du monde en titre de la vitesse individuelle (qualifs à 11h), Grégory Baugé a soif de revanche après l’argent par équipes et son zéro pointé des JO Pékin. Plus que jamais, il souhaite battre Jason Kenny, chez lui, à Londres.

« Mon objectif, c’est l’or. Si c’est autre chose, ce sera une grosse déception ». Le ton est donné. Quadruple champion du monde de la vitesse individuelle (son titre 2011 lui a été retiré pour 3 no-show), Grégory Baugé espère laver l’affront des Jeux Olympiques de Pékin en 2008 où il n’avait glané aucune médaille en individuel. Alors que Chris Hoy était son principal adversaire depuis 2008, cette fois-ci, l’obstacle se nomme Jason Kenny. « Kenny est champion du monde 2011 sur tapis vert, vice-champion du monde 2012. C’est quelqu’un de très fort. Il a été vice-champion olympique à Pékin. Toutefois, je pense avoir un ascendant sur lui car il ne m’a jamais battu », lance le licencié de l’US Créteil.
Grégory Baugé n’aime pas la défaite et il entend bien prendre un ascendant définitif sur Kenny qu'il a déjà battu lors des derniers championnats du monde à Melbourne en avril dernier. « Je ne pense pas à la défaite », certifie le natif de Maisons-Laffitte. Je suis confiant, comme d’habitude. J’aimerais entendre la Marseillaise à Londres ».

Prêt pour la guerre

Même si Grégory Baugé aime d’ordinaire prendre du plaisir sur les pistes des vélodromes du monde entier, à Londres, c’est différent. « Je ne suis pas ici pour m’amuser, prévient-il. Les Jeux Olympiques sont une compétition où tout le monde se transcende. » Jason Kenny est donc averti. Après la déception de la médaille d’argent par équipes, le vélo d’or français 2009 a une faim de loup. Hors de question d’être battu. Il veut se venger, point barre. « Ça fait 4 ans que je domine le sprint, poursuit Baugé. Mes adversaires ont un peu peur. Je veux montrer ce que je sais faire. »
Même s’il concède qu’ « avec Hoy, il y aurait eu plus de spectacle », le duel franco-britannique s’annonce « show » bouillant. Poussé par un public acquis à sa cause, Jason Kenny aura à cœur de réaliser le doublé. Mais c’est sans compter sur la détermination du Français qui a les dents longues. « Si Kenny attaque tout de suite, je vais aller le chercher. Je suis en meilleure condition que lors des derniers Championnats du monde ». La guerre des nerfs a déjà démarré.

Xavier Martel avec GQ à Londres